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Communiqué économique du sommet de Halifax

samedi 17 juin 1995


Communiqué politique : déclaration du Président (Halifax)
Examen des institutions financières internationales (Halifax)

{{Préambule}} 1. Nous, chefs d'États et de Gouvernement des sept pays les plus industrialisés et Président de la Commission européenne, nous sommes réunis à Halifax pour notre 2le sommet annuel. Nous nous sommes rencontrés dans une période riche de changements et d'opportunités. Nous avons réaffirmé notre encagement à travailler ensemble et avec nos partenaires du monde entier. {{Croissance et emploi}} 2. L'objectif principal de notre politique économique est d'améliorer le bien-être de nos peuples en leur permettant une vie active et enrichissante. Créer des emplois de qualité et réduire le chômage, dont le niveau est intolérable dans un trop grand nombre de nos pays, constituent une priorité absolue pour nous tous. Nous nous engageons à instaurer un environnement économique permettant d'atteindre cet objectif. 3. La poursuite d'une croissance forte dans la majeure partie du monde demeure encourageante. Malgré un certain ralentissement, dans la plupart de nos pays, les conditions de la poursuite de la croissance semblent réunies et l'inflation reste bien maîtrisée. Nous poursuivrons des politiques macro-économiques et structurelles appropriées afin de maintenir le rythme de la croissance. 4. Cependant, des problèmes demeurent. Des déséquilibres internes et externes, conjugués à des fluctuations perturbatrices sur les marchés des capitaux et des changes, pourraient remettre en cause une croissance durable et non inflationniste et la poursuite du développement du commerce international. 5. Nous restons attachés à la stratégie économique à moyen terme que nous avons adoptée précédemment. C'est pourquoi nous sommes déterminés à faire le meilleur usage possible de l'expansion économique actuelle en prenant des mesures visant à promouvoir la création d'emplois stables. Cela nécessite une action énergique pour réduire encore les déficits publics, pour préserver un environnement non inflationniste, ainsi que pour accroître les épargnes nationales permettant de financer un besoin d'investissement élevé à l'échelle mondiale. Chaque pays doit être responsable de ses propres équilibres. 6. Nous faisons nôtres les conclusions auxquelles sont parvenus les ministres des finances du G7 à Washington et nous leur demandons de poursuivre une étroite coopération en matière de surveillance économique ainsi que sur les marchés des chances. 7. De bonnes politiques budgétaires et monétaires ne suffiront pas à elles seules à produire tous les effets bénéfiques de l'amélioration des performances économiques. Nous devons également supprimer les obstacles qui, à plus long terme, entravent la capacité de nos économies à croître et à générer des emplois stables et bien rémunérés. Cela exigera de prendre des mesures pour améliorer les qualifications de notre population active, et pour encourager une plus grande flexibilité des marchés de l'emploi et l'élimination des réglementations superflues là où cela est nécessaire. A Naples, nous avons pris l'engagement de lancer une série de réformes dans les domaines de la formation et de l'éducation, de la réglementation et de l'adaptation du marché de l'emploi, de l'innovation technologique et du renforcement de la concurrence. Dans le cadre de la mise en oeuvre de ces réformes, nous accueillons avec intérêt la décision prise par l'OCDE de procéder à une étude détaillée sur les politiques structurelles et de l'emploi appliquées par chaque pays membre. 8. Pour poursuivre nos discussions, nous sommes convenus de demander à nos ministres de se réunir en France avant notre prochain sommet pour faire le bilan des progrès réalisés en matière de création d'emplois et pour étudier la meilleure façon de créer des emplois dans tous nos pays. 9. Nous sommes également attachés à ce que nos sociétés assurent la protection des populations âgées et des démunis. A cette fin, certains parmi nous doivent prendre des mesures pour garantir la viabilité de leurs régimes publics de retraite et de leurs systèmes de protection sociale. Certains de nos pays doivent également veiller à ce que le secteur privé puisse disposer de fonds de pension. 10. Nous accueillons avec satisfaction les résultats de la conférence du G7 sur la Société de l'information, qui s'est tenue à Bruxelles en février, notamment les huit principes directeurs adoptés par les ministres. Nous encourageons la mise en oeuvre d'une série de projets pilotes destinés à promouvoir l'innovation et la diffusion des nouvelles technologies. Nous saluons l'engagement du secteur privé. Nous encourageons, un dialogue avec les pays en développement et les économies en transition pour créer la Solidarité mondiale de l'information, et nous saluons la proposition de réunir en Afrique du Sud, au printemps 1996, une Conférence sur la Société de l'information. Répondre aux défis du 21e siècle 11. Les institutions internationales ont joué un rôle crucial dans la poursuite des objectifs de stabilité, de prospérité et d'équité au cours des cinquante dernières années. L'an dernier, à Naples, nous avons demandé une évaluation des institutions internationales afin de nous assurer de leur aptitude à répondre efficacement aux défis du futur. Aujourd'hui, à Halifax, nous proposons certaines mesures concrètes pour atteindre cet objectif. Tous les pays ont intérêt à ce que ces institutions soient efficaces et performantes. Nous consacrerons toute notre énergie à oeuvrer à leur consolidation, en partenariat avec tous les pays membres, afin de renforcer la sécurité et la prospérité des peuples du monde. Renforcer l'économie mondiale 12. L'économie mondiale a changé du tout au tout au cours des cinquante dernières années. Le processus de mondialisation, né du changement technologique, a entraîné une interdépendance économique croissante : cela affecte tout d'abord certaines politiques qui étaient considérées jusque là comme purement internes, mais aussi les interactions entre différentes politiques. Nous sommes confrontés au principal défi d'avoir à gérer cette interdépendance accrue tout en prenant appui sur les marchés avec un nombre croissant de partenaires importants. Cela est spécialement important pour la recherche de la stabilité macro-économique et financière mondiale. 13. Les étroites consultations et la coopération efficace en matière de politiques macro-économiques au sein du G7 contribuent fortement à favoriser une croissance durable et non inflationniste, à éviter l'apparition de larges déséquilibres internes et externes, et à promouvoir une plus grande stabilité des marchés des changes. Nos ministres ont adopté au cours du temps, un certain nombre de modifications quant à la forme de leurs consultations afin d'intensifier cette coopération, notamment par une consultation renforcée avec le FMI. 14. La croissance et l'intégration des marchés mondiaux de capitaux ont à la fois ouvert de vastes perspectives et créé de nouveaux risques. Il est de notre intérêt commun de veiller à ce que la communauté internationale demeure capable de gérer les risques inhérents à l'augmentation des flux de capitaux privés, à l'intégration croissante des marchés de capitaux nationaux et au rythme accéléré de l'innovation financière. 15. Les développements au Mexique au début de cette année et leurs répercussions nous ont conduits à nous concentrer davantage sur ces questions. Nous nous félicitons de la tournure plus favorable prise récemment par les événements dans ce pays, comme des évolutions positives dans un certain nombre d'économies émergentes. 16. La prévention des crises est la meilleure stratégie à adopter. Le meilleur moyen d'y parvenir est que chaque pays suive des politiques budgétaire et monétaire bien conçues. Mais cela requiert aussi une amélioration du système d'alerte permettant d'agir plus vite pour prévenir ou gérer les chocs financiers. Ce système doit comporter un dispositif amélioré et plus efficace de surveillance des politiques économiques nationales et de l'évolution des marchés financiers, ainsi qu'une diffusion plus large de ces informations aux acteurs du marché. A cette fin, nous demandons instamment au FMI : - de fixer des normes de référence pour la publication régulière des données économiques et financières fondamentales; - de définir une procédure pour identifier régulièrement les pays qui se conforment à ces normes de référence; - d'insister pour que les pays membres communiquent en temps utile un ensemble type de données exhaustives; de formuler des avis plus précis à tous les gouvernements et d'adresser des messages plus directs aux pays qui semblent refuser de prendre les mesures nécessaires. 17. Si la prévention échoue et que des bouleversements apparaissent sur les marchés financiers, il est nécessaire, quand cela est approprié, que les institutions multilatérales et les principales économies soient en mesure de réagir de manière rapide et concertée. Les mécanismes de financement doivent fonctionner à une échelle et dans des délais permettant de faire face aux chocs de façon efficace. A cet égard, nous demandons instamment au FMI : - d'instituer une nouvelle procédure permanente (un << mécanisme de financement d'urgence >>) qui permettrait, en cas de crise, un accès plus rapide aux accords du FMI, assorti d'une conditionnalité forte et de versements initiaux plus importants. 18. Pour soutenir cette procédure, nous demandons aux pays du G1O et à d'autres pays qui ont la capacité d'apporter leur soutien au système, de mettre en place des accords de financement visant à doubler dès que possible le montant actuellement disponible au titre des AGE pour faire face aux situations financières d'urgence qui mettent en jeu des risques systématiques. 19. Pour faire en sorte que le FMI dispose de ressources suffisantes pour assumer l'ensemble de ses responsabilités, nous demandons instamment la poursuite des discussions sur une nouvelle revue des quotes-parts du FMI. 20. De réels progrès sur les points évoqués ci-dessus devraient améliorer de manière significative notre capacité à réagir aux futures crises financières. Néanmoins, ils risquent de ne pas suffire dans tous les cas. En conséquence, tout en mesurant la complexité des questions, notamment juridiques, que pose la grande diversité des sources de financement international lors de crises de la dette, nous encourageons les ministres et les gouverneurs du G10 à examiner de manière plus approfondie les procédures qui pourraient aussi utilement être envisagées pour aider à les résoudre de manière ordonnée. 21. Nous continuons à soutenir la participation de tous les membres du FMI au système du DTS. Par ailleurs, nous demandons instamment au FMI de procéder à un large examen du rôle et des fonctions du DTS à la lumière dés modifications intervenues dans le système financier international. 22. Une coopération internationale plus étroite en matière de réglementation et de surveillance des institutions et des marchés financiers est essentielle pour préserver le système financier et prévenir un affaiblissement des normes prudentielles. Nous souhaitons instamment : - que les autorités réglementaires et prudentielles approfondissent leur coopération afin d'assurer, à l'échelle mondiale et selon une démarche efficace et intégrée, la mise au point et le renforcement de normes, de mécanismes de protection et de transparence, ainsi que de systèmes nécessaires pour surveiller et maîtriser les risques; - que les pays soient encouragés en permanence à éliminer les restrictions sur les marchés des capitaux, tout en bénéficiant, de la part des institutions financières internationales, de conseils renforcés sur l'organisation prudentielle appropriée; - que les ministres des Finances, sur la base de rapports, d'études et d'analyses demandés aux organisations internationales responsables de la réglementation des activités bancaires et boursières, nous fassent part de leur avis sur le bien fondé des arrangements actuels ainsi que, si nécessaire, de propositions d'amélioration. 23. Nous reconnaissons également que la fraude financière internationale est un problème de plus en plus grave. Nous nous engageons à améliorer la communication entre autorités de contrôle et organismes chargés de la répression. Promouvoir un développement durable 24. L'objectif du développement durable est de donner à tous une meilleure qualité de vie. La démocratie, les Droits de l'Homme, des systèmes de gestion publique transparents et assurant la responsabilité, l'investissement dans les ressources humaines et la protection de l'environnement, tels sont les fondements du développement durable. C'est à chaque pays qu'incombe en premier lieu cette responsabilité; mais la coopération internationale bilatérale et multilatérale est essentielle pour renforcer les actions nationales. ---- .../...

 


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