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Déclaration sur le SIDA (Venise 2)

mercredi 10 juin 1987


Déclaration sur le Golfe / IRAN-IRAK (Venise 2)
Déclaration finale du Sommet de Venise 2 (1987)
Déclaration sur les relations Est-Ouest (Venise 2)
Déclaration du président de la conférence concernant les problèmes politiques (Venise 2)
Déclaration sur les stupéfiants (Venise 2)
Déclaration sur le terrorisme (Venise 2)

Dans le contexte des préoccupations qu'ils ont déjà manifestées dans le passé pour les problèmes de santé (déclaration du président de la réunion de Londres, sur le cancer, et déclaration du président de la réunion de Bonn, sur les stupéfiants), les chefs d'Etat ou de gouvernement et les représentants de la Communauté Européenne affirment que le SIDA est peut-être l'un des plus gros problèmes de santé dans le monde. Il est nécessaire d'intensifier les efforts entrepris au niveau national et de les rendre plus efficaces au moyen d'une coopération internationale et de campagnes concertées pour empêcher l'extension du SIDA, en veillant à ce que les mesures prises soient conformes aux principes des droits de la personne humaine. A ce sujet, les pays du sommet devraient convenir que : - la duplication des efforts ne favorisera pas la coopération internationale. Il faudra accorder la priorité au renforcement des organisations existantes en leur accordant un soutien politique total et en leur apportant les ressources financières, administratives et en personnel nécessaires. L'organisation mondiale de la santé (OMS) constitue le meilleur forum pour rassembler les efforts internationaux de lutte au niveau mondial contre le SIDA, et tous les pays devraient être encouragés à lui apporter leur coopération totale et à soutenir son programme spécial d'activités liées au SIDA ; - en l'absence de vaccin ou de traitement, les meilleures chances de lutte et de prévention en matière de SIDA reposent sur une stratégie consistant essentiellement à informer le public sur la gravité de l'épidémie de SIDA, les modes de transmission du virus et les mesures pratiques qu'on peut prendre à titre individuel pour éviter de contracter la maladie ou de la transmettre. Il faudrait saisir toutes les occasions permettant d'échanger des informations sur les campagnes d'éducation et les politiques nationales. Les chefs d'Etat ou de gouvernement et les représentants de la Communauté Européenne accueillent avec satisfaction la proposition du gouvernement du Royaume-Uni de patronner, conjointement avec l'OMS, une conférence internationale au niveau ministériel sur l'éducation du public concernant le SIDA ; - il faudrait encourager le développement de la coopération en ce qui concerne les études fondamentales et cliniques sur la prévention, le traitement et les échanges d'informations (comme dans le cas du programme de la C.E.). Les chefs d'Etat ou de gouvernement accueillent avec satisfaction et soutiennent les actions conjointes de chercheurs des 7 pays (comme dans le cas du programme conjoint des chercheurs français et américains, qui prend de l'extension, et dans le cas de programmes analogues) et dans le monde entier en vue du traitement de la maladie, d'essais cliniques sur les composants du virus et de la mise au point d'un vaccin efficace. Les chefs d'Etat ou de gouvernement et les représentants de la Communauté Européenne se félicitent de la proposition du président de la République française visant à la création d'un comité international d'éthique sur les questions d'éthiques posées par le SIDA.

 


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