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Déclaration des ministres des Finances (Deauville, 2003)

samedi 17 mai 2003


Rapport des Ministres des Finances (Birmingham 1998)
Rapport des Ministres des Finances (2001)
Rapport des Ministres des Finances (2000)
Rapport des ministres des finances (Washington - 2003)
Rapport des Ministres des Finances (Cologne 1999)
Rapport des ministres des finances (Paris - 2003)
Rapport des Ministres des finances sur la stabilité monétaire internationale (Lyon 1996)

Nous nous sommes réunis aujourd'hui en amont du sommet d'Evian. Alors que certains risques majeurs pesant sur la conjoncture se sont estompés, nos économies restent confrontées à de nombreux défis. Nous sommes cependant confiants dans leur capacité à croître plus vite. Notre objectif est de concrétiser ce potentiel. Nous continuerons donc à coopérer afin que nos économies atteignent une croissance plus forte, tout en assurant une soutenabilité interne et externe, au bénéfice de la croissance économique mondiale. Nous réaffirmons avec force nos engagements à mener des réformes structurelles et des politiques macroéconomiques saines. Face au défi commun que constitue le vieillissement de nos populations, notre contribution à une croissance mondiale plus élevée devrait davantage s'appuyer sur des systèmes éducatifs de bonne qualité et l'apprentissage tout au long de la vie, la recherche et le développement, l'innovation et l'esprit d'entreprise, en s'appuyant sur un cadre budgétaire et monétaire soutenable. L'Europe continuera d'encourager l'innovation et d'accélérer les réformes qu'elle a entreprises sur les marchés du travail, des produits et des capitaux afin d'accroître la réactivité de son économie. Les Etats-Unis agiront pour créer des emplois, encourager l'épargne et favoriser l'investissement du secteur privé. Le Japon poursuivra ses réformes structurelles, notamment dans le secteur financier et des entreprises, et intensifiera sa lutte contre la déflation. Le Canada continuera de mener une politique monétaire prudente et de maintenir l'équilibre de ses finances publiques tout en poursuivant ses investissements destinés à améliorer la productivité. La Russie, dont les performances se sont considérablement améliorées, poursuivra les réformes structurelles entreprises, notamment dans le secteur financier. Pour consolider la confiance des investisseurs, nous continuerons de renforcer les pratiques en matière de gouvernement d'entreprise, la discipline des marchés, la transparence et la régulation conformément aux principes adoptés en février dernier. Nous nous félicitons du programme de travail adopté à Berlin par le Forum de stabilité financière (FSF) sur la détection des vulnérabilités potentielles du secteur financier, le gouvernement d'entreprise et les questions liées, en particulier les agences de notation et les analystes financiers, et nous ferons le point sur les résultats de ses travaux en septembre. Nous avons décidé de nommer Roger Ferguson à la présidence du FSF. Nous sommes favorables à la mise au point, par le biais de processus ouverts et publics impliquant le secteur privé, de normes comptables de qualité internationalement reconnues, qui soient appliquées et interprétées en portant une attention particulière à la stabilité financière. Nous suivrons de près les travaux en cours sur Bâle II et ferons le point sur cette question lors de notre prochaine réunion en septembre. Nous encourageons également le secteur privé à prendre toute initiative de nature à favoriser et à compléter les efforts des instances internationales pour promouvoir la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, comme les Principes directeurs de l'OCDE à l'intention des entreprises multinationales ou le Pacte mondial des Nations unies. Nous réaffirmons notre détermination à lutter contre le financement du terrorisme. Nous invitons le Groupe d'action financière internationale (GAFI) à intensifier sa coopération avec les Nations unies et les institutions financières internationales (IFI) afin d'encourager le respect au plan mondial des normes internationales de lutte contre le financement du terrorisme et de favoriser la fourniture de l'assistance technique nécessaire. Nous attendons avec intéret la poursuite des travaux concernant l'utilisation abusive des systèmes parallèles de remise de fonds, les organisations à but non lucratif et l'élaboration de mesures de gel des actifs financiers plus efficaces. Nous nous félicitons des progrès réalisés par le FMI, la Banque mondiale et le GAFI dans l'application du programme pilote d'évaluation et attendons avec intéret son examen. Nous attendons pour juin la conclusion de la révision des recommandations du GAFI établissant un cadre renforcé de lutte contre le blanchiment de capitaux et la criminalité financière. Nous exhortons tous les pays de l'OCDE à mettre en oeuvre les principes énoncés dans le rapport publié en 2000 par l'Organisation sur l'amélioration de l'accès aux renseignements bancaires, et à garantir un échange efficace d'informations à des fins fiscales. Nous réaffirmons notre engagement à renforcer les mesures de prévention et de résolution des crises par le biais d'une surveillance accrue du FMI, d'une plus grande transparence et de mécanismes de restructuration plus ordonnés, rapides et prévisibles des dettes dont le poids représente un fardeau insoutenable. Nous saluons la décision du Brésil, de l'Afrique du Sud et de l'Uruguay d'adopter, suite à l'exemple donné par le Mexique, des clauses d'action collective et nous encourageons les pays qui ne l'ont pas encore fait à adopter de telles clauses dans des termes facilitant la restructuration de la dette. Tout en visant à ce que les restructurations de dette soient une solution de dernier recours, nous nous sommes mis d'accord sur une nouvelle approche du Club de Paris pour les pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire non éligibles à l'Initiative PPTE qui sont prets à adopter une stratégie de sortie de la dette et à rechercher la comparabilité de traitement. Cette stratégie est présentée en annexe. Nous saluons les initiatives prises en vue de l'élaboration d'un code de conduite associant les émetteurs, le secteur privé et nous memes. Nous ferons le point sur la progression des travaux en septembre. Nous sommes arrivés à un tournant tant sur les questions de développement que de commerce. Il est de notre devoir, face aux pays en développement, de prendre nos responsabilités. Premièrement, nous devons améliorer la croissance économique dans nos pays. Deuxièmement, dans un cadre prévisible à moyen terme, nous devons fournir aux pays en développement les moyens de respecter leur engagement à mettre en oeuvre des réformes structurelles et d'améliorer leur gouvernance afin d'accélérer le rythme de leur croissance ainsi que les progrès en matière sociale. Troisièmement, nous sommes déterminés à réaliser les objectifs ainsi que le calendrier général fixés dans le cadre du Programme de Doha pour le développement et à veiller à ce que les décisions nécessaires pour atteindre ces objectifs soient prises lors de la Conférence ministérielle de Cancun. Les engagements pris doivent etre respectés. C'est notre devoir et dans l'intéret de tous. Nous demandons à Francis Mer de rendre compte des progrès réalisés sur ces questions aux chefs d'Etat et de gouvernement avant le sommet d'Evian, afin que les engagements nécessaires à la réalisation des Objectifs de développement pour le Millénaire puissent etre respectés. Nous réaffirmons notre engagement à réaliser ces Objectifs, notamment ceux qui concernent la santé, l'éducation, l'approvisionnement en eau ; d'apporter notre soutien au Fonds mondial pour la santé et de mener à son terme l'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). La lutte contre la pauvreté dans le monde nécessite des ressources financières accrues. Sur la base de nos récentes annonces d'une augmentation des ressources financières et de nos discussions sur les instruments de financement, notamment des facilités, nous demandons la présentation d'un rapport d'ici septembre. De meme, comme il ressort du document publié aujourd'hui, nous soulignons l'importance d'améliorer l'efficacité de l'aide bilatérale et multilatérale, notamment en se focalisant sur les pays pauvres qui s'engagent à mener des réformes, en se fixant et en atteignant des objectifs quantifiables, en adoptant des politiques axées sur la croissance et en réduisant les coûts de transaction de l'aide. Nous nous engageons également à encourager la bonne gouvernance, une transparence accrue, la bonne gestion des finances publiques et la lutte contre la corruption. Nous examinerons les progrès réalisés en la matière l'année prochaine. Nous reconnaissons l'importance d'un commerce fondé sur des règles pour la croissance économique et la réduction de la pauvreté. En nous appuyant sur le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), nous sommes d'accord sur la nécessité de mieux insérer l'Afrique dans l'économie mondiale et nous ferons en sorte que l'Afrique tire parti de nos engagements commerciaux. Nous attendons avec intéret les résultats des travaux menés par les IFI sur les mécanismes de marché qui permettraient de réduire l'impact de la volatilité des cours des matières premières.

 


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