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Le sommet d’Okinawa, Japon, 20-22 juillet 2000
Aurélie Brousse

lundi 2 juin 2003


Sommet de Birmingham, Royaume Uni, 15 - 17 mai 1998
Sommet de Londres, Royaume Uni, 7-9 juin 1984
Sommet de Bonn, Allemagne, 16 - 17 juillet 1978
Sommet de San Juan, Puerto Rico, Etats Unis, 27-28 juin 1976
Sommet de Cologne, Allemagne, 18-20 juin 1999
Le Sommet de Williamsburg, Etat de Virginie, Etats-Unis, 28-31 mai 1983
Sommet de Denver, Etats-Unis, 20-22 juin 1997
Sommet de Houston, Etats-Unis, 9-11 juillet 1990
Sommet de Gênes, Italie, 20-22 juillet 2001

{{{Sommaire}}} {{Les technologies de l'information et des communications (TI) La question du développement et de la dette}} ----- C'est donc au Japon alors que le pays sort d'une crise structurelle et conjoncturelle profonde que le 26eme sommet du G7 devenu G8 se réunit. Pour la première fois V.Poutine participe pleinement aux débats, comme le rapporte J.Chirac dans sa conférence de presse, à l'issue du sommet : « Ce Sommet a été marqué également par l'arrivée, pour la première fois, du Président Poutine. Nous l'avons écouté et nous lui avons confirmé que nous sommes déterminés à l'aider dans la construction d'une Russie démocratique, pacifique, prospère, ouverte à l'économie de marché et ouverte au monde. » Le lieu de la réunion n'est pas innocent et permet au Japon d'affirmer qu'il est toujours à l'aube d'un nouveau siècle la seconde puissance économique et financière du monde. Le groupe prévoit alors de s'intéresser à un nombre, plus important à chaque sommet, de problèmes, qu'ils soient économiques, politiques ou sociaux. Avec Okinawa le G8 se concrétise réellement, ainsi qu'une certaine crise de légitimité (même si le groupe qui a toujours voulu ses réunions « informelles » et éviter la bureaucratisation et ne revendique donc aucune légitimité) que traduit le poids grandissant des mouvements de protestation et d'une « opinion publique » mondiale. Ce sommet reste toutefois important car les huit pays y créent une Charte de la société mondiale de l'information (qui en outre traduit une très forte confiance en ces nouvelles technologies), entreprennent une réforme du système financier international grâce à des mesures réalisables et enfin traitent du problème de la dette. Enfin nous pouvons remarquer à l'issue de ce sommet et à la lecture de ces communiqués une volonté de renforcer une coopération entre les pays du groupe, mais aussi entre les pays en développement grâce notamment à une promotion de la coopération régionale. {{Les technologies de l'information et des communications (TI)}} Les technologies de l'information et de la communication sont en l'an 2000 en pleine expansion et elles semblent assurer alors une stabilité économique et par dessus tout une possibilité de croissance quasi sans limites. L'exemple des Etats-Unis et de la richesse que lui ont apporté et continuent de lui apporter à ce moment Internet, les télévisions satellites et autres produits numérisés plongent le groupe des huit dans un grand optimisme et le persuadent que ces cornes d'abondance doivent être mises notamment dans les pays en développement ou endettés. Elle constituent ainsi pour J. Chirac « une chance pour les sociétés et pour le monde ». Les dirigeants sont toutefois totalement conscients que ces vecteurs de communication et de mondialisation nécessitent une libéralisation quasi totale des marchés et de ces industries. Le défi est lourd surtout pour des pays comme ceux qui constituent l'Europe et qui malgré la tendance libérale tentent de protéger leur marché nationaux. Ainsi le communiqué témoigne de ces volontés : « Les TI sont habilitantes parce qu'elles offrent des avantages aux gens et les relient entre eux dans le monde entier. Elles donnent aux citoyens du monde la possibilité de s'exprimer, de se connaître et de se respecter les uns les autres. Elles représentent un potentiel extraordinaire pouvant permettre aux économies de croître encore, aux pays d'augmenter le bien-être de leurs citoyens et de favoriser une plus grande cohésion sociale et, partant, à la démocratie de s'épanouir. Il est donc essentiel que l'accès aux technologies numériques soit ouvert à tous. Nous reconnaissons tout à fait que la mondialisation et les progrès rapides des TI ont suscité diverses inquiétudes. Nous devons en tenir compte pour être en mesure de contribuer à une plus grande paix de l'esprit pour tous. Agissant de concert les uns avec les autres, nous maximiserons les avantages des TI et veillerons à les étendre à ceux qui n'y ont actuellement qu'un accès limité. À cet égard, nous nous félicitons de la contribution du secteur privé, et notamment celle de l'Initiative du Forum économique mondial pour l'accès universel au numérique et du Dialogue mondial des affaires sur le commerce électronique. Pour appuyer ces objectifs, nous nous engageons à poursuivre les buts et les aspirations énoncés dans la Charte d'Okinawa sur la société mondiale de l'information. Nous établirons un Groupe d'experts sur l'accès aux nouvelles technologies (GEANT), auquel nous demanderons de rendre compte, à notre prochaine réunion, de ses conclusions et recommandations sur l'action mondiale nécessaire pour combler le fossé international de l'information et de la connaissance. » Enfin les dérives de cette technologie de la communication se révélent également à cette époque avec le développement du « cyberterrorisme » et en général de la « cybercriminalité ». Le groupe va donc très longuement débattre des avantages et inconvénients, comme en témoigne le Président J. Chirac lors d'une interview pour le journal japonais Nihon Keizai Shimbun 19 juillet 2000 « L'un des thèmes importants, effectivement, sera la nouvelle économie et en particulier les hautes technologies de l'information et de la communication. Le Japon, qui a toujours été une nation éclaireur dans le domaine des hautes technologies, a évidemment un rôle primordial à jouer. Le Japon est très bien préparé à cela. L'Europe aussi. L'Europe a adopté, lors de son dernier Conseil européen à Lisbonne, un important programme pour s'adapter à ces nouvelles technologies, un programme qu'on a appelé E-Europe. Nous avons beaucoup discuté de cela avec le Japon, et nous avons la même approche à la fois des avantages de cette nouvelle économie, et aussi de la nécessité de maîtriser certaines des difficultés qu'elle pourrait comporter, notamment pour éviter certaines dérives, comme par exemple la cybercriminalité ou, dans un domaine tout à fait différent, ce que nous appelons le fossé numérique qui pourrait s'ouvrir entre ceux qui ont accès à ces techniques et ceux qui n'y ont pas accès » {{La question du développement et de la dette}} Le deuxième thème majeur traité lors de ce sommet est la question du développement et de l'évolution initiative dont celle dite « PPTE II » lancée lors du précédent sommet à Cologne en 1999. A Okinawa les dirigeants prennent connaissance du rapport demandé lors de Cologne aux banques multilatérales et de développement, et de celui du PNUD de 2000, qui complétait utilement celui de 1999. Deux documents très importants qui leurs permettent de juger de la situation en matière de développement dans le monde. Or le rapport 2000 souligne l'ampleur de la pauvreté et révèle également que la moitié des habitants dans le monde vit à ce moment là avec moins de 2 dollars par jour. Alors que les pays du groupe représentent 12% de la population mondiale, 45 % de la production, qu'ils sont les pays les plus riches et que leurs populations exigent par le biais des associations des actions en faveur du développement rien de très concret n'est entrepris au cours de cette réunion. A défaut de présenter une volonté de résoudre le problème de la dette, les pays s'unissent pour une réforme des banques de développement et du FMI et du système financier international. Mais quelle est la nature de cette réforme ? Dans le communiqué final nous pouvons lire : « Le FMI devrait continuer à jouer un rôle de premier plan pour faire valoir que la stabilité macroéconomique et financière set une condition nécessaire à une croissance durable dans le monde. » Pourtant aucun mot concernant les réformes et les missions données au FMI et à la Banque Mondiale lors du précédent sommet. Il avait alors été décidé que ces institutions mettraient en place des politiques de protection sociale dans les pays en développement et assureraient « le suivi de la mise en place de politiques et d'infrastructures sociales bien conçues dans les pays en développement ». Quant à la question de la dette, elle n'est que peu abordée et le groupe vante les mérites de son initiative « PPTE II » alors qu'il explique que très peu de pays ont été sélectionnés , ils sont alors neuf ( la Bolivie, le Bénin, l'Ouganda, la Tanzanie, le Burkina, le Sénégal, le Mozambique, le Honduras, la Mauritanie ) et remercie ces pays de faire des efforts ( est-ce réellement à eux de faire des efforts ) : « Nous saluons les efforts des PPTE pour élaborer des stratégies globales faisant appel à une prise en charge par les pays intéressés afin de réduire la pauvreté à la faveur d'une participation de la société civile (…) Nous nous inquiétons de ce qu'un certain nombre de PPTE soient actuellement touchés par des conflits armés. Nous exhortons ces pays à ne plus participer à des conflits et à se joindre rapidement au processus en faveur des PPTE. »

 


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