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Le positionnement du G8 par rapport aux politiques de santé publique
BERTHOD Cyrielle

mercredi 28 mai 2003


Le G8 et le sida
Le G8 et les maladies infectieuses

{{{Sommaire}}} {{Sommet du G8 à Denver : accent sur les maladies infectieuses Sommet du G8 à Okinawa : la santé au cœur des débats Sommet du G8 à Gênes : lancement du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme Sommet du G8 à Kananaskis : création d'un partenariat pour le développement de l'Afrique Perspectives Bibliographie }} ----- Le G8 n'est ni une institution, ni une organisation internationale. Ainsi, il ne remplace en aucune mesure un organisme comme l'Organisation Mondiale de la Santé. Pourtant, sa capacité de concertation et d'impulsion fait de lui un acteur important en matière de santé publique. Depuis quelques années, la santé est à l'ordre du jour des sommets du G8, à travers notamment la lutte contre les principales maladies transmissibles (cf. Le G8 et le sida et Le G8 et les maladies infectieuses). {{Sommet du G8 à Denver : accent sur les maladies infectieuses}} L'OMS s'est félicitée du document final adopté par le sommet du G8 à Denver, qui a souligné la nécessité d'une coordination plus efficace de l'action internationale face aux épidémies de maladies transmissibles et l'importance de mettre en place un réseau mondial de surveillance s'appuyant sur les systèmes de surveillance nationaux et régionaux déjà existants. Le communiqué final de Denver précise que les maladies infectieuses, notamment la tuberculose pharmacorésistante, le paludisme et l'infection au VIH/sida sont responsables du tiers des décès dans le monde. Elles constituent des menaces énormes pour la santé, la sécurité et les ressources financières de la communauté mondiale et autant de défis. Les membres du G8 font le constat que, dans de nombreuses régions du monde, les maladies infectieuses et les décès qu'elles provoquent ont sensiblement augmenté au cours des dix dernières années, pour diverses raisons, notamment l'émergence de microbes résistant aux médicaments et l'augmentation des mouvements de populations et de produits. Un partenariat mondial de pays, d'organisations non gouvernementales, d'organisations internationales et de particuliers s'impose donc pour faire face à la menace des maladies transmissibles. {{Sommet du G8 à Okinawa : la santé au cœur des débats}} Les membres du G8 ont affirmé, lors du sommet d'Okinawa, que la santé est essentielle à la prospérité. Les maladies infectieuses et parasitaires, et surtout le VIH/sida, la tuberculose et la paludisme, ainsi que les maladies de l'enfance et les infections communes menacent d'annuler les effets de dizaines d'années de développement et de priver toute une génération de l'espoir d'un avenir meilleur. Les membres du G8 prennent conscience de la nécessité d'une coopération internationale cohérente en matière de santé publique. D'importantes ressources consacrées à la lutte contre les maladies infectieuses et parasitaires ont dores et déjà permis d'éradiquer la poliomyélite et la dracunculose et de commencer à contrôler l'onchocercose. Lors du sommet d'Okinawa, les pays membres du G8 se sont engagés à travailler, dans le cadre d'un partenariat renforcé, avec les gouvernements, l'OMS et d'autres organisations internationales, l'industrie, les établissements d'enseignement supérieur, les ONG et autres intervenants de la société civile, afin d'atteindre les 3 objectifs suivants : - réduire le nombre de jeunes atteints du VIH/sida de 25 % d'ici 2010 ; - réduire le nombre de décès dus à la tuberculose et à la prévalence de la maladie de 50 % d'ici 2010 ; - réduire le fardeau médical relié au paludisme de 50 % d'ici 2010. Pour les membres du G8, il s'agit de : - mobiliser eux-mêmes des ressources supplémentaires et inviter les banques multilatérales de développement à augmenter leur propre aide dans toute la mesure du possible ; - donner la priorité à la mise en place de systèmes de santé équitables et efficaces, à une vaccination étendue, à des efforts de nutrition et d'administration d'oligo-éléments ainsi qu'à la prévention et au traitement des maladies infectieuses ; - favoriser le leadership politique par un meilleur dialogue de haut niveau destiné à sensibiliser l'opinion publique dans les pays touchés ; - s'engager à appuyer des partenariats innovateurs, faisant notamment appel aux ONG, au secteur privé et aux organisations multilatérales ; - s'efforcer de rendre plus généralement accessibles et plus abordables, dans les pays en développement, des interventions économiques, comprenant les principaux médicaments, vaccins, traitements et mesures préventives qui existent ; - s'atteler à la question complexe de l'accès aux médicaments dans les pays en développement et évaluer les obstacles que doivent affronter ces pays à cet égard ; - renforcer la coopération de base en matière de recherche et de développement dans le domaine des nouveaux médicaments, vaccins et autres produits touchant la santé publique internationale. Le sommet d'Okinawa a permis de mettre en lumière le rôle central des banques multilatérales de développement : accélérer les efforts pour réduire la pauvreté dans les pays en développement, tout en améliorant l'efficacité de l'aide et en évitant la concurrence avec les mouvements de capitaux privés. Les membres du G8 ont engagé les BMD à montrer le chemin à suivre en fournissant des biens publics à l'échelle mondiale, notamment pour la mise en œuvre de mesures urgentes contre les maladies infectieuses et parasitaires, y compris le VIH/sida. {{Sommet du G8 à Gênes : lancement du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme}} Le sida, la tuberculose et le paludisme ont des effets dévastateurs à l'échelle mondiale, causant la mort de presque 6 millions de personnes par an, soit 10 % de tous les décès dans le monde. L'idée d'un dispositif de financement international pour lutter contre ces maladies a été lancée pour la première fois lors du sommet du G8 à Okinawa en juillet 2000. A la demande du Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, et de plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement, le concept de Fonds mondial a été unanimement ratifié lors de la session spéciale de l'Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/sida en juin 2001. La lutte contre le sida a donc été au centre des discussions du G8 lors du sommet de Gênes, en 2001. A cette occasion M. Kofi Annan, Secrétaire Général de l'ONU, a déclaré que le VIH/sida ne pourrait être vaincu sans l'engagement et les contributions financières des pays du G8 au fonds mondial pour la santé et contre le sida (cf. Le G8 et le sida). Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a donc été créé en janvier 2002 avec le Secrétariat Général des Nations Unies, la crédibilité de ce fond reposant sur les engagements financiers des grands pays industrialisés. Le but de ce Fonds mondial est d'attirer, de gérer et d'affecter des ressources supplémentaires à travers un nouveau partenariat entre secteur public et privé, d'apporter une contribution significative et durable à la réduction de l'infection, de la morbidité et de la mortalité. {{Sommet du G8 à Kananaskis : création d'un partenariat pour le développement de l'Afrique}} La création d'un partenariat pour le développement de l'Afrique a été un point important à l'ordre du jour du sommet de Kananaskis, en 2002. L'Afrique est le seul continent où la pauvreté augmente et où le nombre de cas d'infection au VIH/sida atteint parfois 25 % dans certains pays. Au-delà d'un plan d'action pour l'Afrique destiné à combattre le VIH /sida (cf. Le G8 et le sida), les membres du G8 se sont engagés à : - soutenir l'Afrique dans les efforts qu'elle déploie pour mettre en place des systèmes de santé durables afin de mener à bien des interventions thérapeutiques efficaces : poursuivre les efforts déployés pour promouvoir l'accès aux médicaments, aider à la promotion d'interventions sanitaires plus efficaces et plus économiques, continuer à soutenir le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en favorisant son accès aux pays africains, appuyer et encourager le jumelage d'hôpitaux et d'autres organismes de santé entre les pays du G8 et les pays africains ; - accélérer l'élimination et la réduction en Afrique de la poliomyélite, de l'onchocercose et des autres maladies ou carences ; - appuyer la recherche médicale sur des maladies courantes en Afrique, afin d'aider à combler le fossé qui existe dans la recherche médicale. {{Perspectives}} Tous les ans, on compte 500 millions de nouveaux cas de paludisme et un million de décès dus à cette maladie. Près de 90 % des décès ont lieu en Afrique. Les pouvoirs publics ont donc un rôle prépondérant à jouer. Les institutions spécialisées de l'ONU, les banques de développement, les organisations non gouvernementales, les associations ont des ressources particulières qui peuvent se révéler utiles dans le cadre de la lutte contre le paludisme. Cependant, certains doutent de l'efficacité des décisions prises par le G8. Ainsi, l'organisation humanitaire Médecins Sans Frontières a souligné dernièrement que « les objectifs du G8 et des chefs d'Etat africains de réduire de moitié la mortalité due au paludisme d'ici à l'an 2010 demeureront un rêve irréalisable, à moins que les membres du G8 décident clairement de financer un traitement efficace ». A l'heure actuelle, environ 20 % de la population mondiale est exposée au risque du paludisme. L'épidémie de pneumopathie atypique, qui a déjà provoqué la mort de plus de 500 personnes dans le monde, sera sans doute à l'ordre du jour du G8 d'Evian, en juin prochain. Pour éviter que le SRAS (Syndrome Respiratoire Aigu Sévère) ne constitue une véritable menace pour la santé publique, tous les pays doivent coopérer. Gro Harlem Brundtland, directrice générale de l'Organisation Mondiale de la Santé, estime que « c'est maintenant que nous avons une chance de contenir cette nouvelle maladie et pour cela nous devons utiliser les instruments de santé publique à notre disposition ». La coordination internationale en matière de santé publique est devenue indispensable en raison des mouvements de populations de plus en plus faciles : la lutte contre les maladies transmissibles sert l'intérêt commun. Le suivi épidémiologique de l'épidémie de pneumopathie atypique est une bonne illustration de l'idée de bien public mondial sur laquelle la France, avec la Suède, a créé un groupe de travail.

{{Bibliographie}} - [Site officiel du sommet d'évian->http://www.g8.fr] - [Site du journal Le Monde->http://www.lemonde.fr] - [Centre de documentation de l'Université de Toronto sur le G8->http://www.g7.utoronto.ca/g7/francais/index.htlm]

 


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