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Le G8 et le sida
BERTHOD Cyrielle

mercredi 28 mai 2003


Le G8 et les maladies infectieuses
Le positionnement du G8 par rapport aux politiques de santé publique

{{{Sommaire}}} {{Une prise de conscience progressive L'Afrique : une des priorités du G8 en matière de lutte contre le sida Perspectives Bibliographie}} ------ Aujourd'hui, 42 millions de personnes sont porteuses du virus du sida dans le monde, soit 2 millions de plus qu'en 2001. L'Afrique subsaharienne compte 29 millions de séropositifs. L'Asie et le Pacifique constituent la deuxième région la plus touchée, avec 7,2 millions de porteurs du VIH contre 1,2 millions pour l'Europe orientale et l'Asie centrale. L'Inde, la Chine et la Russie sont particulièrement touchées par le fléau. En 2002, au total, 3,1 millions de personnes sont mortes contaminées par le virus du sida. Si les pays membres du G8 sont moins directement touchés par cette épidémie mondiale, ils accordent cependant à la lutte contre le sida une grande importance. Notons que la capacité d'impulsion du G8 en matière de lutte contre le sida s'inscrit dans une politique plus large de santé publique menée depuis quelques années (cf. Le positionnement du G8 par rapport aux politiques de santé publique). {{Une prise de conscience progressive}} Les pays membres du G7 ont manifesté pour la première fois leur inquiétude vis-à-vis du sida lors du sommet de Venise, en 1987. Ils ont affirmé que cette maladie était peut-être le plus gros problème de santé dans le monde, en insistant sur la nécessité de renforcer les efforts entrepris au niveau national par une coopération internationale, afin d'empêcher l'extension du sida. Les membres du G7 ont décidé d'accorder la priorité au renforcement des organisations existantes en leur accordant un soutien politique total et en leur apportant les ressources financières et administratives nécessaires. Le G7 a déclaré lors du sommet que l'OMS constituait le meilleur forum pour rassembler les efforts internationaux de lutte contre le sida, et que tous les pays devraient être encouragés à leur apporter leur coopération. En 1987, les meilleures chances de lutte et de prévention en matière de sida reposaient, pour le G7, sur l'information concernant la maladie et la façon de se protéger. Dans cette perspective, les membres du G8 ont accueilli avec satisfaction la proposition du gouvernement du Royaume-Uni de patronner, conjointement avec l'OMS, une conférence internationale sur le sida. Par ailleurs, selon eux, il faudrait encourager le développement de la coopération en matière de recherche et de prévention (comme dans le cas du programme de la Communauté Européenne). Enfin, les membres du G8 se sont félicités de la proposition du Président de la République française de créer un comité international d'éthique chargé d'étudier les questions éthiques posées par le sida. Les membres du G8 se sont engagés, lors du sommet d'Okinawa, en 2000, à réduire de 25 % le nombre de jeunes atteints du VIH/sida d'ici 2010, conformément au rapport du 27 mars 2000 du Secrétaire général des Nations Unies à l'Assemblée générale. Lors du sommet du G8 à Gênes, en 2001, Kofi Annan, Secrétaire Général des Nations Unies, a rappelé les priorités de l'ONU en matière de lutte contre le sida. Premièrement, faire en sorte que chacun, et en particulier les jeunes, partout dans le monde, sache quelles mesures prendre pour éviter d'être contaminé. Deuxièmement, mettre fin à ce qui est peut-être la forme la plus tragique de transmission du virus, c'est-à-dire de la mère à l'enfant. Troisièmement, fournir des soins à ceux qui sont infectés. Quatrièmement, intensifier la recherche d'un vaccin et d'un traitement et, cinquièmement, prendre soin de ceux dont la vie a été détruite par le sida, en particulier les orphelins (13 millions dans le monde et dont le nombre ne cesse d'augmenter). Le Fonds mondial pour la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a été créé à l'initiative du G8, en partenariat avec l'ONU, au cours de l'année 2002, afin de fournir un appui rapide à des programmes de prévention et de traitement efficaces dans les pays qui en ont le plus besoin. {{L'Afrique : une des priorités du G8 en matière de lutte contre le sida}} Lors du sommet de Kananaskis, en 2002, les membres du G8 se sont engagés à améliorer la santé en Afrique, et notamment à lutter contre le VIH/sida : - en appuyant des programmes d'aide aux mères et aux enfants infectés ou touchés par le VIH/sida, y compris les jeunes orphelins du sida ; - en aidant à renforcer les structures de formation en vue de recruter et de former des professionnels de la santé ; - en contribuant à l'élaboration, à l'adoption et à la mise en œuvre de programmes de prévention, de soins et de traitement du VIH/sida multisectoriels et adaptés aux besoins des femmes ; - en appuyant l'engagement politique de haut niveau à informer davantage et à lutter contre les stigmates du VIH/sida ; - en soutenant les initiatives visant à améliorer la capacité technique, y compris en ce qui concerne la surveillance épidémiologique ; - en appuyant les efforts déployés pour former des partenariats solides avec des employeurs afin d'informer davantage les populations au sujet du VIH/sida et d'aider les victimes et leurs familles ; - en appuyant les efforts déployés pour intégrer dans des approches communes le VIH/sida et la tuberculose ; - en aidant à accroître la capacité de l'Afrique à résoudre les problèmes que pose le VIH/sida par rapport à la paix et la sécurité dans le monde. {{Perspectives }} Le rapport annuel publié en novembre 2002 de l'Onusida est assez alarmiste. Près d'un million de nouvelles contaminations par le VIH ont eu lieu en 2002 en Asie du Sud et de l'Est et 250 000 personnes de plus ont contracté le virus du sida en Europe Orientale. Si rien n'est fait, met en garde l'Onusida, les projections pour plus d'une centaine d'Etats à faible ou moyen revenu font redouter 45 millions de nouvelles contaminations d'ici à 2010, dont plus de 40 % en Asie et dans le Pacifique. Le 20 février dernier, une coalition d'organisations françaises oeuvrant dans les domaines de la lutte contre le sida, de la solidarité internationale et du développement a lancé un appel à Jacques Chirac dans la perspective du prochain sommet du G8 à Evian. Constatant l'échec des politiques de lutte contre le sida dans les pays pauvres, cette coalition exige de la France qu'elle contribue à la lutte contre l'épidémie à hauteur de un milliard d'euros par an et du Président français qu'il joue un rôle moteur auprès de ses homologues du G8 en faveur de l'accroissement des ressources financières consacrées à la lutte contre le sida et d'une redéfinition des politiques de solidarité internationale.

{{Bibliographie}} - « Le sida a tué plus de trois millions de personnes cette année », Le Monde, 27 novembre 2002 - [sida urgence G8->http://www.sida-urgenceg8.org]

 


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