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Sommet de San Juan, Puerto Rico, Etats Unis, 27-28 juin 1976
NASS Alexis

lundi 26 mai 2003


Le sommet d’Okinawa, Japon, 20-22 juillet 2000
Sommet de Londres, Royaume Uni, 7-9 juin 1984
Sommet de Cologne, Allemagne, 18-20 juin 1999
Sommet de Bonn, Allemagne, 16 - 17 juillet 1978
Le Sommet de Williamsburg, Etat de Virginie, Etats-Unis, 28-31 mai 1983
Sommet de Birmingham, Royaume Uni, 15 - 17 mai 1998
Sommet de Gênes, Italie, 20-22 juillet 2001
Sommet de Houston, Etats-Unis, 9-11 juillet 1990
Sommet de Denver, Etats-Unis, 20-22 juin 1997

{{{Sommaire}}} {{Les principales idées issues de la déclaration finale sont les suivantes Conclusion }} ------ {{{La prédominance des questions économiques et financières }}} Bien que se déroulant dans un contexte politique marqué par la guerre froide, le sommet du G7 de San Juan se préoccupe essentiellement de questions économiques : elles sont la vocation première du G7. Sur le plan économique, le sommet se déroule à mi-chemin entre les deux chocs pétroliers (1973 et 1979). Cette situation a accru la dépendance des pays consommateurs (CEE et Japon, en particulier) par rapport aux pays producteurs (75% de la production sont en effet consommés dans des pays qui ne possèdent que 10% des réserves mondiales de pétrole) et contribué à l'appauvrissement de la plupart des pays du tiers-monde. Confrontés aux chocs pétroliers, les pays importateurs ont pris des mesures instituant des économies d'énergie et favorisant l'indépendance énergétique. Le contexte politique international est lui aussi troublé : en 1976 le Viêt Nam est officiellement unifié, c'est la fin de la révolution culturelle en Chine et les attentats de l'OLP embrassent le Moyen-Orient. Le rôle du G8 n'est pas alors celui d'un gendarme politique - ce rôle est réservé aux deux grandes puissances - mais celui d'un gendarme économique entre des pays nouvellement conscients de leurs interdépendances après deux décennies de concurrence commerciale à couteaux tirés. La crise du dollar de 1971 est précédée de déficits courants croissants aux Etats-Unis. Avec la suspension de la convertibilité du dollar en or au mois d'août, le système de taux de change fixes de Bretton Woods s'est effondré. Il en est résulté une série de pourparlers en vue de réformer le système monétaire international par le rétablissement de parités fixes... mais ces débats n'ont pas abouti. La crise du prix du pétrole de 1973 vient compliquer un peu plus les choses en provoquant un cycle d'inflation. C'est alors qu'à partir de mars 1973, un groupe informel, le G5 (regroupant les ministres des Finances et les Gouverneurs des banques centrales des États-Unis, du Japon, de l'Allemagne, de la France et du Royaume-Uni), commence à se réunir sous le nom de « Library Group ».Puis en novembre 1975, se tient le premier Sommet économique rassemblant les chefs de gouvernement du G-6 (c'est-à-dire le G-5 plus l'Italie) à Rambouillet. Le deuxième sommet est organisé à Porto Rico par les États-Unis et, sur l'insistance des Américains, le Canada est invité à y participer. Le G7 devient alors la tribune d'élection des plus grands pays industrialisés. Le pouvoir que pouvait exercer le G-7 pour déterminer les règles du jeu international devient vite évident. Le Sommet de Rambouillet approuve les taux de change flottants. Au cours du quart de siècle suivant, le G-7 devait dominer la direction des affaires financières mondiales, comme c'est encore le cas aujourd'hui. {{Les principales idées issues de la déclaration finale sont les suivantes}} 1) Prise de conscience de l'interpénétration économique mondiale et de la nécessité d'aider les pays en voie de développement. 2) La reprise économique est un objectif prioritaire, les préoccupations sur la potentialité de croissance à long terme des pays développés sont sans fondement (référence à l'école de pensé de Rome et de sa théorie de «croissance zéro »). 3) Les objectifs principaux sont la lutte contre l'inflation et le chômage, mais la stimulation ne doit pas être excessive : effet pervers de la politique de stop : récession, effet pervers de la politique de go : inflation. L'idée de libre échange est réaffirmée : les pays en difficulté ne doivent pas succomber à la tentation protectionniste. 4) Parvenir à l'objectif de croissance exige un effort d'investissement, un retour à un meilleur équilibre des finances publiques, de même qu'une discipline dans le domaine budgétaire, dans le domaine de la politique monétaire et, dans certains cas, des politiques nouvelles, y compris une politique des revenus. La lutte contre l'inflation est le préalable du retour à la croissance. 5) La consultation se poursuit sur la réforme du Système Monétaire International, en complément de la réunion du FMI tenue à la Jamaïque : il est souhaitable que les pays concernés ratifient cet accord. La coopération devra être renforcée afin de promouvoir la stabilité monétaire. Si le dollar était stable avec les grandes monnaies, certaines monnaies ont subi des fluctuations importantes, dues à l'instabilité des fondamentaux sous-jacents. Une expansion concertée peut prévenir l'instabilité des changes. 6) L'objectif de stabilité monétaire ne doit pas être mis en péril par les difficultés de financement des déficits de balances de paiement : chacun des membres doit rechercher une structure de paiements plus stable et durable en appliquant des politiques intérieures et extérieures appropriées afin d'éviter les déficits. 7) Dans le domaine commercial, en dépit de la récente régression, la volonté est de maintenir un système d'échange ouvert. A l'O.C.D.E., les membres du G7 ont réaffirmé leur engagement d'éviter la création de nouvelles barrières commerciales. L'élimination des restrictions en cause est à la fois essentielle et urgente. Il est également important d'éviter des politiques délibérées de taux de change (dévaluations compétitives) qui créeraient de graves distorsions commerciales et conduiraient à une résurgence du protectionnisme. L'objectif des négociations commerciales est d'intensifier et de renforcer les relations entre les principales zones commerciales avec un objectif à long terme d'une expansion maximum du commerce. 8) Encouragement du développement des relations économiques Est-Ouest : « ces liens économiques contribuent à renforcer l'ensemble des relations Est-Ouest ». 9) Encouragement de la libre circulation des capitaux peut faciliter l'exploitation efficace des ressources et ainsi conforter notre situation économique. 10) Dans le domaine de l'énergie, les pays du G7 affirment leur volonté de développer, de préserver et d'utiliser rationnellement les diverses ressources énergétiques et d'aider les pays en voie de développement à atteindre leurs objectifs dans ce domaine. Le choc pétrolier rend les économies d'énergie indispensables. 11) Soutien proclamé aux aspirations des pays en développement visant à améliorer le niveau de vie de leurs peuples. Le rôle des démocraties industrielles est essentiel au succès de leurs efforts. La coopération entre ces deux groupes de pays doit se fonder sur le respect mutuel. A Rambouillet, l'importance d'une coopération entre les nations développées et en voie de développement a été affirmée. La déclaration se termine de la manière suivante : « nous attachons la plus grande importance au dialogue entre pays développés et en voie de développement dans l'espoir que des résultats concrets seront atteints dans les domaines d'intérêt mutuel. Nous réaffirmons la détermination de nos pays de participer au sein des organes compétents à ce processus, avec la volonté politique de réussir et la perspective de négociations dans les cas appropriés. Notre but commun est de trouver des solutions pratiques qui contribuent à des relations équitables et fructueuses entre tous les peuples ». {{Conclusion}} En fait de «solutions pratiques » le G7 de Porto Rico n'aboutira qu'a peu de résolutions concrètes immédiates, si ce n'est la concertation à propos du financement des déficits courants du Royaume-Uni et de l'Italie par le FMI. Il peut être perçu à la fois comme un aveu de faiblesse mais aussi comme un espoir dans le contexte difficile d'alors. Faiblesse, car le concurrence assumée de la période de haute croissance, commerciale et financière n'est plus viable. Espoir, car la concertation et la prise en compte par tous de l'intérêt commun permettront plus tard de stabiliser la situation financière internationale, finalisé par les accords du Plazza (1985) et du Louvre (1987).

 


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