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Le G8 et le conflit du Proche - Orient
ACLEMENT Delphine

lundi 26 mai 2003


Le G8 et la paix mondiale

{{{Sommaire}}} {{De 1975 à 1980, le silence du G7 face au conflit du Proche Orient }} {{A Ottawa, première prise de position du G7}} {{De 1991 à 1995, la satisfaction mitigée des 7 pays}} {{L'assassinat d'Itzhak Rabbin et l'enlisement du processus de paix}} {{La satisfaction du G7 de l'évolution des négociations }} {{Le G7 déterminé à « redonner de l'élan » au processus de paix }} {{L'« Intifida al-Aqsa » ou le danger de l'escalade de la violence selon le G7/8 }} ----- Les nouvelles qui nous viennent du Proche - Orient sont chaque jour plus sombres. Le conflit israélo-palestinien, auquel l'ensemble de la communauté internationale avait cru voir une issue possible avec les accords d'Oslo (septembre 1993), puis avec les accords de Camp David (juillet 2000), s'est engagé dans la spirale des attentats aveugles et des représailles. Le 28 septembre 2000, Ariel Sharon, chef du Likoud, se rend sur l'Esplanade des Mosquées de Jérusalem. La visite de ce lieu dont la souveraineté est discutée par Israël et la Palestine, est fortement encadrée par la police. Des Palestiniens jettent des pierres aux policiers israéliens qui ripostent de façon meurtrière. Le bilan s'élève à 7 morts et environ 200 blessés. Les Palestiniens accusent Ariel Sharon de provocation. Les dirigeants israéliens estiment que les dirigeants de l'Autorité palestinienne avaient préparé cet événement après l'échec des négociations de Camp David en juillet 2000. Le 30 septembre, les affrontements s'étendent à la Cisjordanie et à la bande de Gaza et durent cinq jours. Ils provoquent la mort de 50 personnes et font 1500 blessés. Israël mobilise son armée. C'est le début de l'« Intifida al-Aqsa », du nom d'une mosquée qui se trouve sur l'esplanade. On constate un immense décalage entre les ambitions de la réunion tripartite (elle réunissait Ehoud Barak et Yasser Arafat sous la présidence américaine) et les désillusions du processus de paix après les violentes confrontations israëlo-palestiniennes du 29 septembre. Très rapidement, la presse qualifia ces violences de « nouvelle Intifada ». En effet, le bilan est désastreux : à l' arrivée au pouvoir d'Ariel Sharon, il y a deux ans, l'Intifada avait fait 50 morts israéliens ; on en compte aujourd'hui près de 700 (et près de 2100 Palestiniens). Pourtant les résultats des élections législatives israéliennes de 2003 montrent que le premier ministre a réussi le tour de force de faire oublier sa faillite. Alors que la droite triomphe, on assiste à la débâcle de la gauche, et à la percée du parti Shinoui, le tout sur fond d'abstention record. Ce virage à droite s'explique par la volonté de sécurité des électeurs. Depuis le déclenchement de la seconde Intifada, la paix - à laquelle, selon toutes enquêtes, la majorité des Israéliens, partisans du retrait des Territoires occupés et de la création, à terme, d'un Etat palestinien, continue d'aspirer - semble inaccessible. Même la reprise des négociations paraît exclue. Selon Ariel Sharon, une solution politique n'est possible qu'à la condition que l'Autorité palestinienne disparaisse. La seule issue consiste à éradiquer le terrorisme par la force. Pourtant les attentats suicides se multiplient. La crise est aussi économique Israël est plongé dans sa première récession depuis 1953. Beaucoup de dossiers complexes restent en suspens : le statut final et les frontières, les colonies, Jérusalem et le statut des Lieux saints, le droit au retour des 3,6 millions de réfugiés palestiniens, l'eau. L'administration Bush continue à soutenir la politique de répression du gouvernement de M. Ariel Sharon contre les Palestiniens. Les opinions arabes, indignées par la passivité de la communauté internationale devant le calvaire des Palestiniens, pourraient se traduire par un soutien encore plus grand aux organisations terroristes. {{De 1975 à 1980, le silence du G7 face au conflit du Proche Orient}} Lors des premiers sommets aucune mention du conflit n'est faite. Toutefois la paix ne règne pas au Proche Orient. Le 30 mars 1976, la Journée de la Terre en Galilée est organisée par les Palestiniens d'Israël. Les manifestations sont violemment réprimées par l'armée israélienne. En mars 1977, lors du Conseil national palestinien de l'Organisation de Libération de la Palestine au Caire, l'idée d'un État palestinien indépendant édifié sur une partie de la Palestine est alors acceptée. En Octobre, la déclaration américano-soviétique sur la paix au Proche-Orient bénéficie de l'appui de l'OLP. Le 17 septembre 1978, les Erreur! Source du renvoi introuvable.Camp David entre l'Égypte, Israël et les Erreur! Source du renvoi introuvable., sont signés. Ils seront condamnés en novembre par le sommet arabe de Bagdad. Si le G7 ne semblait alors pas préoccupé par cette crise, c'est qu'il s'occupait essentiellement des problèmes mondiaux en matière d'économie. {{A Ottawa, première prise de position du G7 }} C'est à partir du sommet de Venise de 1980 que le G7 commence à prendre position sur des sujets politiques. Ainsi, il condamne l'occupation militaire de l'Afghanistan par les troupes soviétiques. Le terrorisme est également abordé lors de ce sommet. Le G7 fait une première allusion au conflit israélo-palestinien dans la déclaration de politique générale du sommet d'Ottawa les 20 et 21 juillet 1981. Il affirme sa conviction de la nécessité de trouver une solution au désaccord entre Israël et les Etats arabes. L'ampleur des violences, des destructions et des pertes en vies humaines sont déplorées par le G7 qui somme les Etats de faire preuve de mesure afin d'éviter les représailles. En effet, en juillet, une guerre israélo-palestinienne est menée à la frontière libanaise. Beyrouth (Liban) est bombardé par les israéliens. De 1982 à 1991, le G7 n'évoque pas le conflit lors de ses sommets. {{De 1991 à 1995, la satisfaction mitigée des 7 pays}} En janvier 1991, 3 membres importants de l'OLP sont assassinés à Tunis. En mars, c'est la première visite du secrétaire d'État américain James Baker à Jérusalem depuis la guerre du Golfe. Lors de la déclaration politique de Londres des 15 et 17 juillet 1991, le G7 affirme son soutien à la paix entre Israël et ses voisins arabes, y compris les Palestiniens, paix qui devrait être fondée sur les résolutions 242 et 338 du Conseil de Sécurité des Nations Unies et sur le principe de l'échange des territoires contre la paix. Le G7 encourage l'idée d'une conférence sur la paix qui ouvrirait des négociations parallèles et directes entre Israël et les représentants palestiniens d'une part, et Israël et les Etats arabes d'autre part. En revanche, il condamne le boycott arabe et la politique d'implantation israélienne dans les territoires occupés. Israël accepte le principe d'une conférence de paix le 2 août 1991. Le 18 octobre, M. James Baker, en compagnie de son homologue soviétique, annonce depuis Jérusalem la convocation de la conférence de paix pour le 30 octobre à Madrid. Les relations diplomatiques entre Tel-Aviv et Moscou rompues depuis 1967 sont rétablies. Le 30 octobre, la Erreur! Source du renvoi introuvable. est ouverte par les présidents américain et soviétique George Bush et Mikhaïl Gorbatchev. C'est le début des premières négociations bilatérales entre Israël et ses voisins arabes, y compris Palestiniens. Les négociations multilatérales sont ouvertes à Moscou en janvier 1992. Le souhait du G7 est donc enfin réalisé. Le G7 soutient au travers de sa déclaration politique - « A la recherche d'un monde plus sûr et plus humain » - à Tokyo en 1993 les efforts de paix au Moyen-Orient, et réaffirme sa réprobation à l'égard du boycott arabe et de la politique d'Israël vis-à-vis des territoires occupés. En septembre 1993, Israël et l'OLP se reconnaissent mutuellement. Le Erreur! Source du renvoi introuvable. l'OLP et le gouvernement israélien à la Maison Blanche, en présence de Itzhak Rabbin et de M. Yasser Arafat, signent la Déclaration de principes sur les arrangements intérimaires d'« auto-gouvernement ». Le 29 février 1994, l'Accord de Paris est signé entre Israël et l'OLP sur les questions économiques. Le 4 mai, c'est l'Accord du Caire entre Itzhak Rabbin et M. Yasser Arafat sur les modalités d'applications de la Déclaration de principes israélo-palestinienne. Les 8 et 10 juillet 1994, le G7 lors de son sommet à Naples déclare sa satisfaction mais affirme que des progrès s'avèrent nécessaires afin de permettre un règlement durable du conflit. Le développement économique semble essentiel pour aller dans ce sens. C'est pourquoi les 7 Etats les plus riches du monde s'engagent à aider financièrement et techniquement l'Autorité palestinienne. Enfin, ils enjoignent à nouveau la Ligue des Etats arabes à mettre fin au boycott d'Israël. Le 14 octobre MM. Arafat, Pérès et Rabbin reçoivent conjointement le prix Nobel de la paix. Le 26 octobre, le traité de paix entre Israël et la Jordanie est signé. En janvier 1995, les territoires sont « bouclés »par Israël après l'attentat commis par Erreur! Source du renvoi introuvable. à Beit Lid qui a fait 19 morts israéliens. Lors du sommet du 15 et 17 juin 1995, le G7 exprime dans son communiqué politique son soutien à la Déclaration de principes israélo-palestinienne. Il demande également aux autorités israéliennes et palestiniennes de « conclure, comme convenu entre eux, des arrangements en vue des élections dans les territoires autonomes palestiniens et du redéploiement des forces israéliennes ». Il est nécessaire qu'une intégration régionale se fasse. L'appel à la Ligue des Etats arabes pour qu'elle mette un terme à son boycott d'Israël est réitéré. Le 28 septembre, malgré un nouvel attentat à Jérusalem le 21 août, MM. Arafat et Rabbin signent à Washington, en présence des présidents Clinton et Moubarak ainsi que du roi Hussein, des accords sur l'extension de l'autonomie à la Cisjordanie. {{L'assassinat d'Itzhak Rabbin et l'enlisement du processus de paix}} Le 4 novembre, Itzhak Rabbin est assassiné par un étudiant d'extrême-droite. Il est remplacé par M. Shimon Pérès. Entre novembre et décembre, Israël achève son retrait des villes palestiniennes - sauf d'Hébron. Le 9 janvier 1996 se tient à Paris la Conférence sur l'aide économique, au cours de laquelle la communauté internationale réaffirme son soutien à l'économie palestinienne. Le 20 janvier 1996, M. Yasser Arafat est élu président de l'Autorité palestinienne et ses partisans emportent les deux tiers des 80 sièges au Conseil d'autonomie, qui prend le nom de Conseil législatif. En février-mars, le Hamas organise, à Jérusalem, Tel Aviv et Achkelon, une série d'attentats terroristes sanglants. Le 13 mars 1996, lors du Sommet des bâtisseurs de la paix de Charm el Cheikh (Egypte), les dirigeants du monde entier réaffirment leur condamnation et leur lutte contre le terrorisme ainsi que leur souhait de parvenir à une paix globale. En avril, M. Shimon Pérès donne son feu vert à l'armée israélienne pour l'opération dite « Raisins de la colère » contre le Liban. Le 18, 98 civils réfugiés dans le camp de l'ONU de Cana, au Sud-Liban, périssent sous les bombes israéliennes. Un cessez-le-feu intervient le 27. Le 24 avril, réuni pour la première fois en Palestine, à Gaza, le Conseil national palestinien élimine de sa Charte tous les articles mettant en cause le droit à l'existence de l'Etat d'Israël. {{La satisfaction du G7 de l'évolution des négociations }} Les négociations sur les accords concernant le statut permanent des territoires et de Gaza ont commencé le 5 mai 1996. Le 29 mai, M. Benyamin Nétanyahou et sa coalition regroupant la droite, l'extrême droite et les religieux remportent les élections israéliennes. Il prend la tête du nouveau gouvernement. La déclaration du président lors du sommet du G7 de Lyon en juin 1996 s'avère prolixe sur le sujet. Le G7 se réjouit des avancées importantes obtenues dans le cadre du processus de paix au Moyen-Orient ces dernières années dont la conclusion, le 28 septembre 1995, de l'accord intérimaire israélo-palestinien sur la Bande de Gaza et la Cisjordanie, qui était prévu par la Déclaration de principes de 1993. Le G7 réitère sa demande de la fin du boycott arabe sur Israël. Le G7 se félicite aussi de l'ouverture des négociations sur un statut permanent et attend « avec intérêt la reprise de ces négociations ». L'élection d'un Conseil palestinien et de son Autorité exécutive est accueillie favorablement. Le G7 demande à l'autorité palestinienne le respect des droits de l'homme et des principes démocratiques dans son pays. Il affirme la nécessité de l'aide économique - et en profite pour féliciter l'organisation de la Conférence sur l'aide économique - mais aussi de la sécurité qui ne pourra être assurée que par une paix durable. {{Le G7 déterminé à « redonner de l'élan » au processus de paix }} Les 27-29 septembre 1996, la municipalité juive de Jérusalem ouvre un tunnel en contrebas de l'esplanade des mosquées, ce qui provoque les violences les plus graves dans les territoires occupés depuis la fin de l'Intifada (76 morts). Le 8 octobre, c'est la première visite officielle de M. Yasser Arafat en Israël, invité à Césarée par le chef de l'État, M. Ezer Weizman. Le 15 janvier 1997, l'Etat d'Israël et l'Autorité palestinienne se mettent d'accord sur le redéploiement israélien dans la ville d'Hébron et sur le transfert de certains pouvoirs à l'Autorité palestinienne. Le 25 février, le gouvernement israélien annonce sa décision de construire une colonie juive sur la colline de Har Homa, dans la partie arabe occupée de Jérusalem. Malgré cette violation des accords d'Oslo, les Etats-Unis mettent leur veto à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU invitant Israël à renoncer à la construction de ces logements. La Déclaration finale du Sommet de Denver des 20 et 22 juin 1997 affirme sa détermination à redonner de l'impulsion au processus de paix actuellement en crise. Les différents acteurs doivent reprendre les négociations. Le 25 septembre, la police palestinienne autonome ferme seize bureaux et associations liés au Hamas. Le même jour, le Mossad tente d'assassiner en Jordanie le directeur du bureau politique en exil du Hamas, M. Khaled Mechaal. Le 1er octobre, sous la pression de la Jordanie, Israël libère le cheikh Ahmed Yassine, chef spirituel du Hamas, qui sera triomphalement accueilli à Gaza le 6 octobre. La Jordanie échange les deux agents du Mossad contre 35 prisonniers palestiniens. Le 14 mai 1998, lors de la commémoration par les Palestiniens du cinquantième anniversaire de la création de l'Etat d'Israël et de l'expulsion de centaines de milliers de Palestiniens, de graves affrontements ont lieu avec l'armée israélienne, qui font 9 morts et 1 200 blessés. Le 21 juin, le gouvernement israélien entérine le plan du Grand Jérusalem proposé par M. Nétanyahou. Le 7 juillet, l'Assemblée générale des Nations unies élève le statut de la délégation palestinienne à celui de super-observateur. Le 13 juillet, le Conseil de sécurité des Nations unies demande à Israël de renoncer au Grand Jérusalem. Le 23 octobre l'Accord de Wye River est signé. L'Autorité palestinienne devrait récupérer dans les trois mois 13% supplémentaires du territoire de la Cisjordanie (dont 1% en pleine souveraineté et 12% en souveraineté partagée avec Israël), en échange d'une répression accrue de la part de la police palestinienne des mouvements hostiles à la paix ; la CIA supervise le plan de « lutte contre le terrorisme ». En décembre, tandis que les forces américaines et britanniques bombardent l'Irak, le gouvernement israélien, suspend l'application de l'accord de Wye River. Le 21 décembre, par 81 voix contre 30, le Parlement israélien décide de s'auto-dissoudre et de convoquer des élections anticipées prévues pour le 17 mai 1999. Le 25 mars 1999, réunis à Berlin, les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de l'Union Européenne affirment « le droit permanent et sans restriction des Palestiniens à l'auto - détermination, incluant la possibilité d'un Etat ». Le 4 mai, c'est la fin de la période d'autonomie palestinienne prévue par la Déclaration de principes du 13 septembre 1993. Le lendemain, au vu de l'engagement pris par le président Clinton, dans une lettre à M. Arafat, de tout faire pour que les négociations sur le statut final de la Cisjordanie et de la bande de Gaza aboutissent « dans un délai d'un an », le Conseil central de l'OLP accepte de reporter la proclamation de l'Etat palestinien indépendant. Le 17 mai ont lieu les élections, en Israël, des 120 députés à l'Assemblée et du premier ministre. Le candidat travailliste Ehoud Barak l'emporte largement sur le chef du Likoud Benyamin Nétanyahou, par 56 % contre 44 %. Le G8, par sa déclaration sur les questions régionales lors du Sommet de Cologne les 18 et 20 juin 1999, déclare soutenir un accord basé sur les engagements existants : « le principe de la terre contre la paix, les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité des Nations Unies, les accords de Madrid et d'Oslo, la résolution 425 du Conseil de sécurité, et des frontières sûres et reconnues ». Les déclarations d'Ehoud Barak semblent « encourageantes ». Les Israéliens comme les Palestiniens sont priés d'exécuter le Mémorandum de Wye River, de combattre terreur, violence et de reprendre les négociations sur le statut permanent afin de les conclure dans un délai d'un an. Le G7 demande aussi la reprise rapide des négociations entre Israël, la Syrie et le Liban afin de conclure des accords de paix. Le 4 septembre, l'Erreur! Source du renvoi introuvable. est signé par MM. Yasser Arafat et Ehud Barak. Il redéfinit le calendrier d'application des accords de Wye River pour le retrait supplémentaire de l'armée israélienne, l'ouverture de deux « passages sûrs » entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, la libération de prisonniers supplémentaires et l'accord définitif sur les questions restées en suspens, qui doit être conclu au plus tard le 13 septembre 2 000. Le 13 octobre, le premier ministre Ehoud Barak et la principale organisation de colons juifs s'accordent sur le démantèlement d'une dizaine d'implantations sauvages sur les 42 établies sous le gouvernement Nétanyahou. Les 15 et 16 décembre, les pourparlers israélo-syriens, interrompus depuis 1996, reprennent à Washington. Le 24 mai 2000, c'est le départ du dernier soldat israëlien au sud-Liban. Le 4 juin, l'interdiction d'accès à la ville d'Hébron est totalement levée. Les 28 et 29 juin, l'OLP prépare la proclamation d'un Etat palestinien indépendant - qui sera finalement reportée. Selon les conclusions de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G8 à Miyazaki, le 13 juillet 2000, il est possible de parvenir à une paix globale en se fondant sur les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité et sur les accords de Madrid et d'Oslo. Le récent retrait des forces israéliennes du Liban, conformément à la résolution 425 du Conseil de sécurité réjouit le G7 et s'engage à soutenir le Liban dans son développement qui permettra le maintien de la paix et de la sécurité au Sud-Liban. Compte tenu du Sommet tripartite sur la paix entre, nous exhortons les deux parties à accélérer Les négociations entre Israël et les palestiniens doivent rapidement aboutir à la conclusion d'un accord final avant la date du 13 septembre fixée dans le Protocole de Charm el Cheikh. La communauté internationale est invitée à y participer. A Okinawa (Japon) les 21, 22 et 23 juillet 2000, les chefs d'Etats et de gouvernement du G7- G8 ont repris les conclusions du sommet des ministres des affaires étrangères concernant le processus de paix au Moyen Orient. Ils ont cependant ajouté qu'ils condamnaient le terrorisme et son soutien. {{L'« Intifida al-Aqsa » ou le danger de l'escalade de la violence selon le G7/8 }} Le 28 septembre, Ariel Sharon, dirigeant ultra-nationaliste du Likoud, visite l'esplanade des mosquées à Jérusalem Est. Les violences se multiplient et font près de 200 morts, en majorité des arabes. Différentes tentatives infructueuses sont menées pour instaurer une trêve. Le 21 novembre, l'escalade des violences se poursuit. Le 28 novembre, Ehud Barak convoque des élections générales anticipées. Le 9 décembre, il démissionne de son poste de premier ministre pour redemander la confiance du peuple. Le 6 février 2001, Ariel Sharon, facteur déclenchant de la deuxième Intifada, responsable des massacres dans les camps de réfugiés du Liban en 1982, est élu devant Ehoud Barak par environ 60%. A Gênes, les 20 et 22 juillet, les pays du G8 ont souligné que l'escalade de la violence entre Israéliens et Palestiniens créait un danger sérieux et ont de nouveau exhorté les deux parties à appliquer le plan de paix de la commission Mitchell. Dans un communiqué, les dirigeants du G8 entérinent une déclaration publiée jeudi à Rome par leurs ministres des Affaires étrangères, qui recommande à Israël et aux Palestiniens d'accepter des observateurs étrangers. En 2002, les ministres des Affaires étrangères du G8 se sont réjouis de l'initiative que la Ligue des États arabes a adoptée lors de son sommet de Beyrouth, et de l'intention des Etats-Unis d'organiser une conférence internationale sur le Moyen-Orient. Lors du Sommet de Kananaskis au Canada, la présidence a conclu sur sa « détermination à oeuvrer pour favoriser la paix au Moyen-Orient, sur la base de notre vision de deux États, Israël et la Palestine, vivant côte à côte à l'intérieur de frontières sûres et reconnues » et sur « l'urgence de réformer les institutions et l'économie palestiniennes et de tenir des élections libres et justes. ». Il faut mettre fin aux actes de terrorisme et de violence. Le G7/8 semble résolument souhaiter une résolution du conflit.

 


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