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Sommet de Denver, Etats-Unis, 20-22 juin 1997
BRILLANT Marie

mercredi 21 mai 2003


Sommet de Birmingham, Royaume Uni, 15 - 17 mai 1998
Sommet de Bonn, Allemagne, 16 - 17 juillet 1978
Sommet de Gênes, Italie, 20-22 juillet 2001
Sommet de Londres, Royaume Uni, 7-9 juin 1984
Sommet de Houston, Etats-Unis, 9-11 juillet 1990
Sommet de Cologne, Allemagne, 18-20 juin 1999
Le sommet d’Okinawa, Japon, 20-22 juillet 2000
Le Sommet de Williamsburg, Etat de Virginie, Etats-Unis, 28-31 mai 1983
Sommet de San Juan, Puerto Rico, Etats Unis, 27-28 juin 1976

{{{Sommaire}}} {{I - Le Tiers-Monde au G7}} - {Du G7 au G8 : l'entrée de la Russie dans le club des pays « riches »} - {En Afrique « l'heure est venue de lancer une initiative majeure » (J. Stiglitz)} {{II - Le face à face Etats-Unis - Europe}} - {Le dossier de l'environnement } - {Le « divorce » Européens et Américains} ----- C'est à Denver que s'est tenu du 20 au 22 juin 1997 le 23ème Sommet économique du G7. Les chefs d'Etats et de gouvernement des 7 pays les plus industrialisés (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon) se sont réunis dans la capitale du Colorado avec pour partenaire obligé le président russe Boris Eltsine. Rencontre dont les trois principaux objectifs étaient : la promotion de la croissance dans les pays du G7 et de la Russie, l'étude des mécanismes de la stabilité permettant d'anticiper les crises financières (comme celle du Mexique en 1994), l'intégration des économies en développement et en transition. Cependant on a noté la grande diversité de l'ordre du jour qui rendait difficile l'élaboration de positions communes : économie, monnaie, maladies infectieuse, vieillissement de la population, corruption, Afrique, effet de serre, Bosnie, eau douce, Irak…). Ce sommet de 1997 fut placé sous le signe de la diversité voire de la divergence entre les membres du G7. C'est dans un contexte de crise européenne et japonaise que le chef d'Etat américain, Bill Clinton a reçu ses homologues. La dernière fois que les Etats-Unis avaient accueilli un G7 (Houston, 1990), George Bush avait dû supporter les critiques européennes. Trois ans plus tard, Bill Clinton recevait presque un avertissement de la part des autres membres du club des pays les plus industrialisés. En 1997, les rôles sont inversés : alors que l'Allemagne, la France et l'Italie peinent à sortir de la crise avec des taux de chômage à deux chiffres, des déficits budgétaires supérieurs au plafond prévu pour réaliser l'Union économique et monétaire et une croissance encore anémique., les Etats-Unis affichent un palmarès flatteur. {{I - Le Tiers-Monde au G7}} - {Du G7 au G8 : l'entrée de la Russie dans le club des pays « riches »} La Russie fait son entrée presque à part entière dans cette rencontre annuelle jusque là qualifiée de G7. Un nouveau pas vers l'intégration de la Russie dans la communauté financière internationale est fait avec la conclusion des négociations menées à New York pour son entrée dans le Club de Paris où elle rejoint les pays créanciers chargés du rééchelonner les dettes des pays en développement. L'intégration de la Russie avait déjà été envisagée à l'occasion du sommet de Lyon en 1996 mais il a fallu attendre un an après la victoire de Boris Eltsine sur le communiste Ziouganov pour que le G7 passe à l'acte. A Denver, pour la première fois le président russe assiste à la quasi totalité des discussions ; pour autant les sept n'ont pas encore accepté le principe d'un élargissement permanent du « club » en raison de l'opposition du Japon. Le sommet de Denver marque donc une nouvelle évolution de cette rencontre annuelle plus loin de la discussion économique informelle et plus près du sommet politico-stratégique global. Reste que la transition financière de la Russie vers une économie de marché, prise en charge par le FMI, ne porte pas encore tous ses fruits. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : baisse de 6% du PIB réel ; 120 millions d'habitants (soit presque les deux tiers de la population) vivent en dessous du seuil de la pauvreté monétaire ; malnutrition chronique ; recul de 5 ans de l'espérance de vie… autant de signes d'une situation tellement préoccupante que la Banque mondiale se voit obligée d'ajouter la Russie aux pays pauvres auxquels elle doit dispenser son aide. Etrange voisinage pour l'ancien G7 qui voit à ses côtés sur le banc des examinateurs cette ex-grande puissance devenue pays en développement. Admise dans la cour des « grands », la Russie ne représente que 1% de la richesse mondiale et son commerce équivaut à 1% des échanges de biens et de services dans le monde. Avec 340 milliards de dollars de PIB annuel pour 147 millions d'habitants elle se trouve bien loin du plus petit des sept qu'est le Canada (580 milliards de dollars de PIB pour 30 millions d'habitants). - {En Afrique « l'heure est venue de lancer une initiative majeure » (J. Stiglitz)} Les Etats-Unis ont prétendu rallier leurs partenaires à une nouvelle doctrine de partenariat avec le continent noir. Ce regain d'intérêt pour un continent longtemps synonyme de cause perdue s'est traduit par l'annonce par Washington d'un « partenariat afro-américain pour la croissance » qui devrait se matérialiser par une baisse des droits de douane pour les produits en provenance du continent noir et destinés aux Etats-Unis. Autres dispositions destinées à encourager les exportations africaines : allégement substantiel de la dette de plusieurs Etats (Ouganda, Côte d'Ivoire), stimulation de l'investissement étranger par de nouvelles garanties de crédit, abolition des barrières tarifaires Les réactions des partenaires européens ont été teintées d'ironie : les Européens ont rappelé que leur aide publique à l'Afrique était infiniment supérieure à celle de Washington et que leurs marchés à la différence des marchés américains étaient presque complètement ouverts. Ils ont ajouté que l'initiative américaine paraîtrait plus crédible s'ils apuraient leurs comptes auprès des institutions financières internationales dont la mission est d'aider le Tiers-Monde. Ce climat de tensions caractérisent ce sommet de Denver où s'affronte l'Amérique libérale et la vielle Europe. {{II - Le face à face Etats-Unis - Europe}} - {Le dossier de l'environnement} Le dossier qui va catalyser toutes les passions entre Europe et Etats-Unis est celui de l'environnement. Un vif sujet de désaccord est intervenu sur la question de l'effet de serre : les Etats-Unis ont catégoriquement refusé de s'engager sur une réduction chiffrée et contraignante des émissions de gaz carbonique (CO2) considérées comme responsables du processus de réchauffement du climat terrestre. Les pays européens qui proposaient une réduction autoritaire de 15% d'ici 2010 ont accusé les Américains de manquer à leur responsabilité de grande puissance. Les huit ont décidé finalement de renvoyer les discussions à la prochaine conférence sur les climats en décembre à Kyoto (Japon). La déclaration finale indique que cette réunion devra parvenir à « un accord qui contienne les limitations et les objectifs de réduction légalement contraignants d'émissions». - {Le « divorce » Européens et Américains} Si ses divergences se font entendre au sein du G7 sur des questions internationales le divorce entre Européens et Américains est plus profond. La critique américaine à l'égard de la gestion économique pratiquée en Europe (à l'exception de l'économie libérale britannique) a agacé ses partenaires européens. Le poids grandissant des sociaux-démocrates sur le Vieux Continent s'est traduit par « un refus du tout libéral » d'après le ministre français M. Strauss-Khan. Quand les Etats-Unis prônent la « flexibilité », les européens (depuis l'accord d'Amsterdam pour compléter le pacte de stabilité) convergent sur le thème d'un engagement en faveur de la croissance et de l'emploi. Malaise au sein du G7 suscité par l'autosatisfaction américaine mais aussi irritation à l'égard d'un exercice ressenti comme de plus en plus vain. Le G7 a dérivé de sa fonction initiale de débat des dossiers économiques et monétaires. Et ce sommet de Denver semble avoir bien davantage été conçu pour mettre en exergue le leadership américain que pour faire avancer le débat sur des points d'intérêts communs.

 


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