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Le G7 et la Chine
DARD Delphine

mardi 20 mai 2003


Le G8 et Chypre
Le G8 et l’ex-Yougoslavie
G8 et l’Afrique du Sud
Le G8 et Hong Kong
Du G7 au G8 : la Russie entre dans la cour des grands

{{{Sommaire}}} {{Les événements de Tiananmen et leurs suites : la Chine internationalement accusée}} {{Le G7 : partenaire pour la modernisation de la Chine}} {{La Chine au cœur des préoccupations du G8}} {{Perspectives et propositions pour l'association renforcée : options pour l'association intensifiée }} {{Les efforts faits par la Chine}} {{Une modernisation à nuancer}} {{Des dissensions demeurent au sein du G8 concernant la Chine}} {{Le Mouvement Vers L'association significative}} {{Perspectives d'avenir incertaines}} {{Sources :}} ----- {{{Le G7 et la Chine depuis Tiananmen : mouvement vers une coopération accrue}}} En juin 1989 le gouvernement chinois réprimande sévèrement le mouvement d'étudiants regroupés sur la place Tiananmen, en quête de démocratie, de liberté d'expression et de pensée face à un pouvoir archaïque. L'opinion internationale s'en émeut et les Etats occidentaux multiplièrent les condamnations. Lors du sommet du G7 de l'Arche à Paris en juillet 1989, les instances réagirent par la rédaction d'une déclaration sévère comprenant des sanctions importantes contre la Chine, puis lors du sommet de Houston en 1990, elles revinrent légèrement sur leur position. Comment la Chine a-t-elle évoluée depuis Tiananmen ? {{Les événements de Tiananmen et leurs suites : la Chine internationalement accusée}} « La Chine ne cesse de s'éveiller, parfois dans le tumulte; il serait seulement dommage qu'une explosion donne prétexte à une répression qui ferait retomber la chape de plomb » - Alain Peyrefitte. Tout a commencé le 15 avril avec l'annonce du décès de M. Hu Yaobang, ancien secrétaire général du Parti communiste chinois et extrêmement populaire depuis son limogeage en janvier 1987 motivé par ses opinions " libérales ". Le jour même les étudiants de Pékin descendent dans la rue. Le mouvement soutenu par la population ne cesse de s'amplifier. Le 20 le Premier ministre Li Peng instaure la loi martiale mais la population empêche l'armée d'entrer dans Pékin. Le 27 malgré l'interdiction du gouvernement cinq cent mille personnes défilent dans la rue criant « vive la liberté ». Le 4 mai des manifestations monstres interviennent le jour anniversaire des manifestations étudiantes qui en 1919 furent à l'origine de la création du PCC. Le 13 mai des milliers d'étudiants entament une grève de la faim sur la place Tiananmen. Le mouvement ne cesse de s'amplifier pendant tout le mois de mai, mais dans la nuit du 3 au 4 juin l'armée intervient massivement contre la foule et les étudiants réunis sur la place. Des milliers de personnes sont victimes de ce nettoyage et jusqu'à la fin du mois de juin les condamnations et les exécutions vont se multiplier malgré les appels à la clémence de la communauté internationale. Interrogé en septembre sur les conséquences des événements, le Premier ministre Li Peng déclare: « Les hommes d'affaire et les capitalistes reviendront. Ce qui les intéresse, ce sont les profits et point l'idéologie (...) De plus il existe une concurrence internationale très forte. Si vos capitalistes ont envie de perdre le marché chinois, il le peuvent, c'est leur affaire ». La réaction du G7 ne tarde pas. Lors du sommet de l'Arche (du 14 au 16 juillet 1989), le comité rédige plusieurs déclarations ayant trait aux événements dont une déclaration courte sur la Chine, déclaration de principes mais comprenant aussi des sanctions et des recommandations concrètes. La première déclaration du compte rendu du sommet est une déclaration sur les Droits de l'Homme, qui sans jamais explicitement citer la Chine multiplie les allusions. Cette déclaration de principes peu originale, ne prend sens qu'aux vues des Chinois. En effet, après avoir rappelé la validité de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, les participants du G7 réaffirment « l'engagement en faveur de la Liberté », « la confiance dans l'Etat de Droit » qui ne doit pas « avoir recours à la crainte ». Ils soulignent de plus « l'importance de la protection de la Liberté de pensée (...) et de la Liberté d'opinion et d'expression », insistent sur la « pluralité des opinions », « la liberté d'association » et condamnent « la torture sous toutes ses formes ». Suit la « Déclaration sur la Chine » qui rappelle les principes motivant cette intervention, définit les mesures prises ou à prendre, les objectifs à atteindre et donne des recommandations. Le G7 condamne « la répression exercée en Chine au mépris des Droits de l'Homme ». Deux types de mesures sont prises : d'une part chaque pays du G7 est habilité à prendre les sanctions qu'il juge, mais d'autre part le G7 prend deux mesures au nom de tous les pays qui le composent : l'examen de nouveaux prêts par la Banque Mondiale sera ajourné et les étudiants chinois qui le souhaitent pourront prolonger leur séjour sur les territoires des sept pays. A partir de là, à la charge de la Chine de corriger le tir pour éviter l'isolement diplomatique et économique et pour cela, de conduire une reforme politique menant à l'ouverture. Dernière mesure : le G7 « recommande », il n'impose plus, « de faire ce qui est nécessaire pour restaurer la confiance à Hong Kong ». La Chine est ici libre de juger elle même de ce qu'elle doit faire mais seulement dans ce cas précis. {{Le G7 : partenaire pour la modernisation de la Chine}} L'année suivante lors du sommet de Houston le G7 modifie quelque peu sa position. Il faut dire que le contexte a changé et la toute première déclaration intitulée « Consolider la démocratie » passe en revue les changements récents survenus à l'est, l'effondrement du bloc communiste, et « certains changements récents en Chine », sans plus de précisions, le G7 revoit légèrement sa position. Néanmoins le G7 reste attentif aux évolutions de la situation et considère que de nouveaux accords de coopération ne peuvent avoir lieu sans « des reformes politiques et économiques particulièrement dans le domaine des Droits de l'Homme ». Comme si le G7 « profitait » de sa position et d'un événement politique pour influencer la politique économique de la Chine dans le sens qu'il juge bon. De plus le G7 se dit prêt à réexaminer la situation au fur à mesure « des développements positifs en Chine » et souhaite clairement une « réforme de l'économie chinoise » dont dépendront de nouveaux prêts de la Banque Mondiale. Les réactions du G7 à Tiananmen sont à la fois intéressantes quant à la vocation, aux buts poursuivis par le G7 et particulières par rapport à ses fonctions traditionnelles. Premièrement, donc, il s'agit de s'interroger à travers le cas chinois sur le rôle du G7 en tant qu'institution. Qu'est ce que le G7 ? Un comité de réflexion ou d'action ? Que produit le G7 ? Des déclarations de principes sur des problèmes à caractères internationaux (Droits de l'Homme, terrorisme, nucléaire, drogue...et bien d'autres.) ou d'intention ( aide aux pays en difficulté...). Le cas chinois est donc particulier puisqu'il met en œuvre des sanctions concrètes décidées collectivement et pose des recommandations qu'il entend faire respecter Mais n'y a-t-il pas alors un risque de collision entre les deux organisations, un risque d'interférence des compétences, strictement définies pour l'ONU, plus vagues pour le G7, ou d'interférence des actions ? Enfin et surtout, quelle est la légitimité de l'action du G7 ? L'ONU est censée être représentative des différentes nations donc des différents points de vue et intérêts qui coexistent dans le monde, alors que le G7 n'a aucune représentativité, d'ou un problème de légitimité, d'autant plus que la puissance économique est le seul critère de sélection. Un autre problème est soulevé par ces déclarations. La condamnation politique n'est elle pas un prétexte, ou du moins une opportunité, pour faire procéder à l'accélération du changement économique. Dans la « Déclaration sur la Chine », le G7 attend de la Chine qu'elle prenne les mesures nécessaires « conduisant à la réforme politique et économique ». Plus clairement dans « Consolider la démocratie », le G7 se laisse seul juge pour examiner les « changements positifs » et se dit prêt à réexaminer la possibilité de prêts de la Banque Mondiale si et seulement si ils peuvent « contribuer à la réforme de l'économie chinoise ». Pour le G7 le changement économique n'est-il pas privilégié, ou du moins considéré comme précédant le changement politique dans le processus démocratique ou est-ce seulement pour la Chine ? Même si la Chine est l'un des rares, voire des seuls, pays à avoir été sanctionné par le G7, il convient de s'étonner de la nature particulière des sanctions et de leurs buts ambigus. La Chine a besoin du G7 et surtout le G7 a besoin de la Chine et M. Li Peng le Premier ministre chinois avait raison en septembre 1989 de ne pas trop s'inquiéter des conséquences de ce que certains appellent « les massacres de Pékin ». Cet état d'esprit est illustrée par la visite de M. Li Peng en France en avril 1996. D'un coté on a un gouvernement, soucieux de vendre ses produits, heureux d'avoir été sélectionné par la Chine car conscient de la forte concurrence et donc de l'opportunité qui lui est offerte. Et de l'autre coté, il y a la Chine qui peut tout se permettre, car on ne peut rien lui refuser et qui ne veut surtout pas entendre parler d'une seule chose: les Droits de l'Homme. Bien que la Chine ait été absente des rapports G7 à Tokyo 1993 et Naples 1994, elle redevient sujet d'attention à Halifax en 1995. Un « paragraphe de la Chine » dans la déclaration politique fait bon accueil « à la participation croissante de la Chine aux procédés internationaux et régionaux pour traiter des affaires politiques, économiques et de sécurité. » Notant que chaque membre poursuivrait son dialogue avec la Chine « dans l'intérêt d'un monde plus stable et plus prospère », un paragraphe suivant invite « les parties à un conflit territorial en mer du sud de la Chine à résoudre leurs différences paisiblement, selon des normes internationales ». {{La Chine au cœur des préoccupations du G8}} Au Sommet de Lyon en 1996, la Chine est associé au G7 par rapport au problème de la limitation des armements. Le G7 fait bon accueil à la Chine qui s'est alors jointe aux autres membres G7 et à la Russie en signant deux traités établissant des zones franches d'armes nucléaires dans le Pacifique du sud et en Afrique Denver 1997 marque un nouveau pas dans l'attention accordée à la Chine par le G8. Le Sommet est alors marqué par la participation de la Russie et préoccupé par la rétrocession imminente de Hong Kong à la Chine. D'abord, le Sommet fait bon accueil « à l'accord récent de la Russie, du Kazakhstan, Kyrgystan, Tajikistan, et de la Chine sur la réduction de forces militaires le long de leurs frontières » et se déclare pour « une contribution importante à la sécurité de la région. » Derrière cet accord s'étendait un consensus plus profond au sujet du rapport que le G7 devait entretenir avec la Chine. A l'heure de l'étape principale vers la pleine admission de la Russie, les médias annonçaient que les japonais étaient mécontents du fait que les USA aient invité Yeltsin en tant que participant à part entière, et se demandaient pourquoi la Chine n'avait pas été invitée. Il y avait, en effet, une conviction fondamentale au sein du G8 qui précisait que la Chine n'avait pas joué les règles du jeu de la démocratie et du libre échange. La Chine était alors généralement perçue comme une menace naissante. Répondant directement aux missiles chinois ayant mis le feu à Taiwan l'année précédente et à sa politique sanguinaire envers le Tibet, le G8 publiait alors des réprimandes contre la Chine. Les Chinois se déclarèrent offensés par le soutien des Japonais aux USA face à leurs opérations militaires dans la zone de Taiwan. Une telle atmosphère a intensifié le débat quand au rôle historique de juge qu'est censé tenir le G7 comme juge moral en ce qui concerne les pratiques des régimes non démocratiques. {{Perspectives et propositions pour l'association renforcée : options pour l'association intensifiée }} En pensant à l'avenir, le G8 ne peut que se rendre à l'évidence que la Chine devra être progressivement associée aux différents organismes émanant de leur organisation. La question actuelle est de savoir si la Chine, bien qu'ayant une certaine culture politique, et des valeurs nationales pourra avoir assez d'objectivité pour trancher sur des questions telles que la réforme des établissements internationaux. Selon les membres du G8, la Chine se trouve encore dans une position intermédiaire entre les pays en voie de développement et le G8 qui ne lui permet pas de s'intégrer pleinement. L'objectif principal du G8 est alors d'encourager la Chine a continuer ses grandes séries de réformes afin de n'être plus seulement un leader au niveau régional sur le continent asiatique mais bien de s'ouvrir au monde. Il espérait d'ailleurs que la venue du G8 sur le continent asiatique à Okinawa en 2000 encouragerait la Chine à faire des efforts afin de montrer sa bonne volonté. {{Les efforts faits par la Chine}} Dans le contexte international de crise financière de 1997 à 1998, la Chine a fait de réels efforts qui ont été salués lors du sommet du G7 à Birmingham. En ne dévaluant pas sa devise comme il lui avait été demandé la Chine ne s'est pas écartée des recommandations du FMI. Le sens de la Chine de la solidarité avec ses voisins asiatiques a été encore démontré dans sa bonne volonté de contribuer à leur soutien, et cela conformément à sa croyance en « la manière asiatique » de faire. De plus, même s'il faut nuancer quelque peu le propos, la Chine s'est globalement bien conduite quant à Hong-Kong après la rétrocession, ne freinant donc pas le dynamisme économique du territoire. {{Une modernisation à nuancer}} Pourtant il y a plusieurs secteurs où la Chine ne fait pas bonne impression. Par rapport aux codes de conduite proposés par les Anglais, les Canadiens, les Allemands et les USA, la Chine demeure un assez mauvais élève. C'est, en effet, le pays le plus conservateur concernant la transparence des informations données par rapport à son économie, son secteur public, et ses banques centrales. Sur cette question la Chine se défend en disant qu'une politique de transparence ne causerait pas la stabilité mais la plus grande volatilité. {{Des dissensions demeurent au sein du G8 concernant la Chine}} La première école de pensée, au sein du G8 considère qu'aucune association institutionnalisée avec la Chine ne se justifie. Le Canada a précisé que la Chine ne répond pas aux qualités exigées pour prétendre adhérer au « club des huit grands ». Il précise que : « des débutants tels que la Chine, l'Inde, l'Indonésie, ou le Brésil seront admis, dans un avenir encore éloigné, seulement s'ils deviennent les supporters convaincus des principales puissances démocratiques et qu'ils se déclarent en faveur d'un marché libéral. » La deuxième école de pensée perçoit la Chine comme étant un digne associé du G8, bien qu'il soit à l'heure actuelle impossible de réclamer sa pleine adhésion. Selon eux : « la Chine est un partenaire important, comme l'a montré la crise asiatique de 1997-1998 ». Il conclut qu' « il peut être utile de prolonger des liens formalisés entre le G8 et la Chine, étant donné l'importance croissante de la Chine dans l'économie mondiale. » {{Le Mouvement Vers L'association significative}} L'avancée la plus récente faite en ce qui concerne le rapprochement de la Chine et du G8 a été de donner la responsabilité conséquente à la Chine de devenir le membre fondateur du nouveau groupe des vingt (G20). Le G20, présidé pendant ses deux premières années par le ministre des Finances du Canada Paul Martin a été formellement créé le 25 septembre 1999, lors d'une réunion des ministres des Finances des pays du G8 et des gouverneurs des banques centrales. Sa vocation est « d'élargir le dialogue sur les aspects politiques économiques et financiers à des pays à l'économie significative et de les encourager à la coopération pour atteindre une croissance stable et soutenable bénéfique pour tous ». Pour lancer le G20 lors de sa première réunion à Berlin en décembre 1999, les ministres des finances G7 inviteraient ainsi des membres de gouvernement « d'un certain nombre de pays issus du monde entier considérés comme systémiquement importants » ainsi que les représentants de la Banque Mondiale et du FMI. En identifiant la Chine comme « pays systémiquement important » possédant un « important marché naissant », le G8 permet à un pays à l'opinion différente des grandes nations industrialisées et représentant le monde asiatique de s'exprimer. La Chine a reçu avec fierté la responsabilité que le G8 lui a confiée, et malgré parfois quelques dérapages diplomatiques, il n'a jamais été question de l'exclure du G20. Cette confiance grandissante accordée à la Chine s'est concrétisée par son adhésion récente à l'OMC, événement qui a été grandement salué par le G8 lors du Sommet d'Okinawa de 2000. {{Perspectives d'avenir incertaines}} Le lendemain des attentats du 11 septembre 2001, Jiang Zemin a téléphoné à George W. Bush pour l'assurer de son soutien dans la lutte contre le terrorisme international. Mais Pékin a affirmé par la suite qu'il ne soutiendrait les représailles militaires contre les terroristes que si elles avaient lieu dans le cadre des Nations Unies après un vote du Conseil de Sécurité dont il est un membre permanent. La Chine voulait, en effet, profiter de l'occasion pour montrer qu'elle est une puissance responsable et pour affirmer son importance dans les grandes décisions internationales. Elle a réaffirmé récemment sa singularité par rapport aux USA en s'opposant à la Guerre en Irak aux côtés des puissances européennes. Mais, récemment des militaires chinois se sont exprimés pour affirmer que Taiwanais et Tibétains étaient, eux aussi, des terroristes. De ce fait, on peut dire que l'engagement aux côtés du « monde civilisé » permettrait, en un sens, de légitimer la lutte du Parti Communiste chinois contre ces opposants. La Chine occupe donc actuellement une position paradoxale sur la scène internationale entre future grande puissance économique et pays où les Droits de l'Homme ne sont que peu respectés. On peut parier que l'avenir de la Chine au sein du G8 s'annonce délicat à la suite de sa prise de position contraire aux USA en ce qui concernait la Guerre en Irak. Même si la Chine n'est pas encore un membre à part entière du G8, il faudra suivre attentivement le déroulement du Sommet d'Evian de Juin 2003 qui risque, gageons le, de statuer sur son cas.

{{Sources : }} - revue « Projet » n°261, mars 2000 - [Site officiel du sommet d'Evian->http//:http://www.g8.fr]

 


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