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Le G8 et l’Union Européenne
NOUGARET Agathe

mardi 20 mai 2003


Le G7 et la démocratisation en Europe centrale et orientale

{{{Sommaire}}} {{I/ LE PROCESSUS D'INTEGRATION}} - {L'impulsion des petits pays} - {L'argument légal} - {Quelle représentation ?} {{II/ UNE PARTICIPATION BENEFIQUE POUR L'EUROPE}} -{ La coordination des positions} - {Une Europe plus unie} {{III/ L'IMPACT DE L'UE SUR LE G7-G8}} - {Le G24} - {La Conférence de la Société de l'Information } ----- {{I/ LE PROCESSUS D'INTEGRATION }} - {L'impulsion des petits pays } Peu après le premier sommet du G6 à Rambouillet (1975), le Parlement Européen a soulevé un débat sur sa représentation au sein de cette nouvelle instance internationale. L'Europe économique estimait, en effet, qu'elle avait toute sa place au sein de ce groupe. Cette réflexion a été impulsée par des petits pays non représentés au sommet de Rambouillet, comme le Luxembourg, qui voyaient le G6 comme une menace sur le pouvoir qu'ils avaient récemment acquis au sein de la CEE. Ainsi Gaston Thorn, alors ministre des affaires étrangères du Luxembourg et président du Conseil des ministres européen, s'est attaché à promouvoir la nouvelle communauté européenne face à l'individualisme des Etats européens membres du G6. - {L'argument légal } Le débat parlementaire a soulevé un argument légal incontestable en faveur de la représentation européenne au G6, futur G7. En effet, le Traité de Rome stipule que certains sujets économiques comme le commerce international ou les mesures anti-protectionnistes peuvent être discutés uniquement dans le cadre de la CE. L'Allemagne, la France, l'Italie et le Royaume-Uni, en participant sans la CEE au G7, se plaçaient en situation de violation du Traité de Rome. -{Quelle représentation ? } La représentation de la CEE au sommet de Londres (1977) acquise, restait alors aux instances européennes à en établir les modalités. Le Parlement Européen a opté in extremis pour un consensus : seront présents un représentant du Conseil des ministres et un représentant de la Commission, qui seront chargés de relayer le point de vue de l'Europe dans les domaines où la CEE avait une compétence, c'est-à-dire les sujets économiques uniquement. Or cet aspect de la participation a été critiqué par les pays de la CEE évincés du G7 car la voix européenne ne pourrait pas être entendue dans tous les autres domaines. C'est seulement au somment d'Ottawa, en 1981, que la CEE a eu accès à toutes les décisions politiques. Cette année, à Evian seront présents Costas Simitis, Premier Ministre grec et président en exercice de l'Union Européenne, ainsi que Romano Prodi, président de la Commission Européenne. {{II/ UNE PARTICIPATION BENEFIQUE POUR L'EUROPE }} - {La coordination des positions } La CEE a été accueillie au sein du G7 avec un statut particulier : membre à part entière, elle ne pouvait cependant pas organiser de sommet. Un autre handicap fragilisait sa position : elle devait relayer une position commune à tous ses membres sur les sujets abordés. Pour mettre au point les consensus, les sujets à l'ordre du jour du G7 étaient abordés en Conseil Européen, convoqué spécialement pour préparer le sommet jusqu'en 1981. Depuis cette date, le Conseil Européen ne se réunit plus que deux fois par an, ce qui peut poser des problèmes en ce qui concerne la préparation du G7. Lorsque le Conseil Européen s'est réuni juste avant le G7, la position européenne, plus construite, a pu être mieux entendue, comme à Houston en 1990 par exemple. La préparation des sommets est désormais planifiée au sein de la Commission, qui a vu ainsi son rôle renforcé. - {Une Europe plus uniehtml>} L'effort fourni chaque année par les pays européens pour élaborer des positions communes en vue du G7 puis G8 s'est avéré un véritable élément de construction pour l'Europe politique. L'unification des politiques dans tous les domaines sur le mode de l'Union Economique et Monétaire (UEM) est à prévoir à long terme grâce en partie à cette participation. De plus, le sentiment d'appartenance à une véritable communauté européenne et la participation de l'UE au G8 ont permis le maintien de bonnes relations entre les membres de l'UE exclus du G8 et le groupe des 4 riches Européens. Le communautaire l'a emporté sur l'individuel contrairement à ce que les années 1975-76 pouvaient présager. L'Allemagne, la France, l'Italie et le Royaume-Uni avaient, en effet, voulu s'affranchir du cadre de la CEE, menaçant alors sa pertinence voire son existence. {{III/ L'IMPACT DE L'UE SUR LE G7-G8}} - {Le G24} Il a fallu attendre les années 80 pour voir l'Europe s'affirmer réellement au sein du G7, son statut ambigu et le lent développement de ses institutions faisant obstacle à son épanouissement. En 1989, le projet de coopération technique et financière du G7 avec les pays d'Europe centrale et orientale (PECO) amène l'Union Européenne à s'impliquer davantage dans la politique des sept grands. Son rôle de coordinateur mené efficacement dans la mise en place du G24 (PECO et G7) lui accorde enfin le privilège d'organiser une rencontre à Bruxelles. Même s'il ne s'agit pas à proprement parler d'une rencontre annuelle du G8, l'Europe a montré que, par son investissement, elle pouvait jouer le même rôle que n'importe lequel des membres du groupe. - {La Conférence de la Société de l'Information} Le G7, conscient des opportunités mais aussi des dangers du recours à l'informatique a porté son attention dès 1995 sur ce sujet, afin d'envisager les possibilités d'investissement, la mise en place d'un cadre régulateur commun et un accès plus large des citoyens aux nouvelles technologies. L'ensemble de ce programme, appelé société de l'information devait être travaillé au sein d'une conférence des ministres du G7 aux Etats-Unis. Mais l'Union Européenne, faisant part aux Etats-Unis de son intérêt pour le sujet, obtint le privilège d'accueillir cette réunion officielle à Bruxelles en février 1995. L'UE a également accueilli un Forum de la société de l'information en juin de la même année afin de porter plus en avant ce projet, s'imposant alors comme un partenaire à part entière de pays riches.

 


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