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G8 et l’Afrique du Sud
YANEZ Caroline

lundi 19 mai 2003


Le G8 et Chypre
Le G7 et la Chine
Le G8 et Hong Kong
Le G8 et l’ex-Yougoslavie
Du G7 au G8 : la Russie entre dans la cour des grands

{{{Sommaire}}} {{Les grandes dates dans l'histoire de l'Afrique du Sud}} {{G8 et l'Afrique du Sud en quelques grandes dates}} {{G7 et la question politique en Afrique du Sud jusqu'à l'abolition de l'apartheid}} {{G7/G8 et la question économique en Afrique du Sud}} ----- {{Les grandes dates dans l'histoire de l'Afrique du Sud}} 1910 : Création de l'Union sud africaine. 1912 : Création du Conseil national des indigènes sud africains (SANNC). 1923 : Le SANNC devient l'ANC, le Congrès national africain. 1950 : Loi sur la classification de la population qui établit quatre principaux groupes raciaux (Blancs, Noirs, Indiens, Métis). 1952 : Création des townships, véritables ghettos. 1961 : L'Afrique du Sud quitte le Commonwealth et se proclame République. 1964 : Nelson Mandela est emprisonné. 1984 : P. Botha devient président de la République. 1989 : Botha est remplacé par De Klerk. 1990 : Libération de Mandela. 1992 : Fin de l'apartheid. 1993 : Mandela et De Klerk obtiennent le prix Nobel de la paix. 1994 : Mandela est élu à la présidence de la République. 1996 : La Constitution, jusqu'alors provisoire, a été adoptée en mai 1996. Celle-ci garantit les droits humains fondamentaux, mais aussi la protection des privilèges des Blancs, héritiers de l'apartheid, notamment le droit de propriété. 1999 : Thabo Mbeki (57 ans) succède à Nelson Mandela, son parti, l'ANC (African National Congress) recueille 66,3 % des voix Il convient, en premier lieu, de rappeler pourquoi le G7 est susceptible de s'intéresser à l'Afrique du Sud. D'une part, la politique de discrimination raciale sud-africaine a donné lieu à de nombreuses réactions de la part des membres du G7. D'autre part, la question économique en Afrique du Sud a également suscité des déclarations de la part du G7. {{G8 et l'Afrique du Sud en quelques grandes dates}} - Venise, 10 juin 1987 : le thème de l'Afrique du Sud est abordé pour la première fois dans un sommet du G7. Ses membres réclament l'abolition du régime d'apartheid. - Toronto, 20 juin 1988 : le G7 fait pression sur l'Afrique du Sud pour empêcher la promulgation d'une législation interdisant toute aide étrangère aux organisations anti-apartheid. - Paris, 15 juillet 1989 : les participants du sommet demandent au gouvernement sud-africain d'entamer des négociations avec la majorité noire. Ils réclament également la libération de Nelson Mandela et des autres prisonniers politiques. - Londres, 16 juillet 1991 : la situation économique en Afrique du sud est évoquée pour la première fois dans un sommet du G7. - Halifax, 17 juin 1995 : les participants du G7 se félicitent de la transition pacifique et démocratique en Afrique du Sud. - Cologne, 18-20 juin 1999 : le Président de la République française souhaite qu'un effort particulier soit consenti en faveur de l'Afrique. Un rapport sur la pauvreté et sur le développement du continent est demandé par le G8 aux institutions financières internationales. - 1999, à la veille du sommet d'Okinawa, les Présidents sud-africain, nigérian et algérien, premiers concepteurs du programme MAP, présentent leur plan aux Chefs d'Etat et de gouvernement du G8 (à Tokyo). Ils avaient été encouragés à poursuivre leur initiative, dont le caractère novateur (principe d'un partenariat fondé sur des engagements mutuels) avait été salué, et à y intégrer les éléments propres au Plan Omega. - Gênes, 20-22 juillet 2001 : séance de travail entre pays industrialisés et Africains, consacrée à la Nouvelle initiative africaine, qui, par la suite devient le NEPAD (le Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique), résultat de la fusion du Programme pour le millénaire (MAP) de l'Afrique du Sud, du Nigeria et de l'Algérie et du Plan Oméga du Sénégal. Cette fusion à laquelle a aussi contribué l'Egypte a eu lieu au sommet d'Abuja de l'OUA le 23 octobre 2001). - Kananaskis, 26 juin 2002 : adoption par le G8 du Plan d'action pour l'Afrique comme cadre d'action en faveur du NEPAD. {{G7 et la question politique en Afrique du Sud jusqu'à l'abolition de l'apartheid}} La question politique en Afrique du Sud concerne en premier lieu, le problème de l'apartheid. Il faut noter que la position de G7 à propos de cette question a évolué mais ses déclarations demeurent de simples déclarations d'intention. Le problème politique sud africain a été évoqué pour la première fois dans un sommet de G7 en 1987 à Venise. G7 n'aborde donc pas la question au cours de ses premières réunions ; en effet, celles ci étaient consacrées en priorité aux questions économiques. La position de G7 à Venise est relativement prudente et consensuelle : l'Afrique du Sud est confrontée à de très sérieux « problèmes politiques » et le régime de l'apartheid doit être remplacé par « une nouvelle forme de gouvernement, démocratique et non racial. » Durant le sommet de Toronto en juin 1988, G7 adopte une attitude plus ferme à l'égard de l'Afrique du Sud. Les participants du sommet déclarent leur « horreur » de l'apartheid et demandent qu'il soit remplacé par un régime démocratique. Mais l'apport le plus intéressant de ce sommet consiste certainement dans le fait que les membres de G7 affirment que « l'adoption d'une législation visant à priver de toute aide étrangère les organisations anti-apartheid pèserait sur les relations entre l'Afrique du Sud et chacun des participants de la réunion ». Dès le sommet de Toronto, G7 adopte ainsi une position plus ferme concernant le problème politique sud-africain. Le sommet de Paris en juillet 1989 marque également un tournant dans l'attitude du G7. En effet, dans sa déclaration, les participants condamnent non seulement l'apartheid et demandent au gouvernement d'entamer des négociations avec la majorité noire mais ils « insistent » également pour que Nelson Mandela et les autres prisonniers politiques soient libérés, qu'il soit mis fin à l'état d'urgence, l'interdiction de l'African National Congress et des autres organisations, et que la législation discriminatoire soit abrogée. A partir du début de l'année 1990, l'Afrique du Sud connaît des évolutions politiques positives (libération de N. Mandela notamment). Les déclarations de G7 qui suivront ne condamneront donc plus la situation politique mais au contraire, reconnaîtront les efforts entrepris. A Houston, en juillet 1990, les participants du sommet réaffirment leur soutien au processus démocratique en cours et se « réjouissent des développements positifs qui se déroulent en Afrique du Sud ». La déclaration officielle du sommet de Londres (1991) reprend les termes du sommet de Houston (l'abolition de l'apartheid est espérée par les participants), mais marque l'inquiétude des membres de G7 concernant la montée de la violence dans le pays. En effet, ils craignent que cette violence n'empêche la « fondation d'une nouvelle Afrique du Sud non raciale ». Au cours du sommet de Munich, en juillet 1992, les participants réaffirment leur soutien au processus démocratique et appellent à la négociation pour résoudre le problème de la violence. Aucune nouveauté par rapport au sommet de Londres... La déclaration du sommet de Naples concernant le problème politique en Afrique du Sud est très brève : les membres de G7 se réjouissent de la transition de l'Afrique du Sud vers la démocratie. Le reste de la déclaration à propos de l'Afrique du Sud traite des questions économiques. Il en sera de même dans la déclaration du sommet de Halifax (juin 1995). De 1995 à nos jours, la question politique de l'Afrique du sud n'a plus été réellement abordée par le G8. {{G7/G8 et la question économique en Afrique du Sud}} La question politique en Afrique du Sud étant en voie d'être résolue, le G7 porte son intérêt sur les problèmes économiques dans ce pays. Durant les premiers sommets abordant la question sud-africaine, la situation économique n'est pas évoquée ; au sommet de Venise, l'Afrique du Sud est néanmoins qualifiée de pays disposant « d'un énorme potentiel mais devant faire face à de très sérieux problèmes économiques et sociaux ». C'est le sommet de Londres de 1991 qui marque véritablement le début de l'intérêt de G7 pour l'économie sud-africaine. En effet, les participants de la réunion analysent les problèmes sociaux et la « baisse des perspectives économiques » comme des facteurs ayant contribué à la violence. Ils affirment même « qu'il a un besoin urgent de rétablir la croissance économique afin de réduire les inégalités de richesse et de chances ». Les membres du G7 affirment ainsi que l'amélioration de la situation politique passe par une amélioration de la situation économique ; ils proposent donc leur aide à l'Afrique du Sud qui a besoin, selon eux, « d'une politique nouvelle en matière d'économie et d'investissement ». A Munich, en juin 1992, les participants de la réunion réaffirment que « la croissance économique est essentielle pour parvenir à une solution durable aux problèmes de l'Afrique du Sud ». La logique est donc la même qu'à Londres : résoudre les problèmes économiques permettra de résoudre les problèmes politiques. Mais il est certain que pour les membres de G7, il est beaucoup plus aisé (et beaucoup plus intéressant) d'intervenir en matière d'économie qu'en matière politique ... La question économique est la seule véritablement abordée concernant l'Afrique du Sud durant le sommet de Naples, en juillet 1994. Les participants considèrent en effet, que l'évolution politique en Afrique du Sud va « ouvrir de nouvelles opportunités pour le commerce et pour l'investissement dans ce pays. » Ils proposent ainsi de fournir des aides pour permettre de renforcer le développement économique et social du pays. Au cours de la réunion du G7, à Halifax en juin 1995, l'Afrique du Sud n'a été évoquée que très brièvement. Concernant la situation économique, les membres de G7 ont seulement rappelé leur soutien à la libéralisation économique. A partir de 1996, la question politique de l'Afrique du sud n'est plus abordée, il en est de même pour la question économique. La relation Afrique du Sud / G8 apparaît alors seulement à travers des déclarations sur l'Afrique en général, ou encore à travers les relations G8 / Mouvement des pays non-alignés dont l'Afrique du Sud fait partie. Ainsi, au sommet de Lyon, en 1996, un nouveau partenariat mondial pour le développement avec l'Afrique est lancé. En 1997, au sommet de Denver, les membres du G8 ont réaffirmé leur engagement dans ce partenariat, en mettant en place des mesures concrètes, et ce, « afin de soutenir les efforts que déploient les pays d'Afrique pour participer pleinement à l'expansion de la prospérité mondiale et pour en faire profiter l'ensemble de leurs sociétés ». Leur objectif est alors de « faciliter l'intégration progressive des pays d'Afrique à l'économie mondiale, mais aussi de faciliter l'insertion des plus démunis dans la vie économique, sociale et politique de leur pays ». A Cologne, le 10 juin 1999, les Ministres des Affaires étrangères du G8 et la Troïka des Ministres des Affaires étrangères du Mouvement des pays non alignés (dont l'Afrique du Sud) se sont rencontrés. Il en est ressorti un « fructueux échange de vues » au sujet du renforcement de la collaboration entre tous ces pays. Ces mêmes acteurs se sont à nouveau rencontrés à Miyazaki, au Japon, le 13 juillet 2000. La réunion a traité de questions d'importance globale et a confirmé l'importance d'un dialogue entre les pays développés et les pays en voie de développement afin de faire face ensemble aux défis du nouveau millénaire. Durant la réunion, le président de l'Afrique du Sud, Thabo Mbeki, qui préside le MPNA, a transmis au premier ministre du Japon Yoshiro Mori, qui préside le G8, un message écrit de la délégation du MPNA sur les questions suivantes : - partenariat dans le développement et élimination de la pauvreté - les technologies de l'information et des communications et le fossé numérique - la prévention des conflits et le maintien de la paix et de la stabilité internationales Au sommet de Kananaskis en 2002, les pays membres du G8 ont rencontré les présidents de l'Algérie, du Nigeria, du Sénégal et de l'Afrique du Sud ainsi que le Secrétaire général des Nations Unies pour discuter des enjeux auxquels fait face l'Afrique. Ils ont aussi discuté de la réponse du G8 au Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD). Le sommet s'est terminé sur l'adoption du Plan d'action pour l'Afrique du G8 comme cadre d'action en faveur du NEPAD. Les pays du G8 ont ainsi convenu que chacun d'eux mettra en oeuvre des partenariats renforcés avec les pays africains dont la performance correspond aux engagements pris dans le NEPAD. Le NEPAD comporte : un volet politique insistant sur la prévention des conflits et l'amélioration de la gouvernance et un volet économique portant, d'une part, sur l'amélioration du climat de l'investissement, la libéralisation des échanges et le traitement de la dette et, d'autre part, sur quatre priorités sectorielles (éducation, agriculture, santé, eau).

 


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