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Le G8 et le projet ISS de Station Spatiale Internationale
DARD Delphine

vendredi 16 mai 2003


Le G8 et le brevetage du vivant

{{{Sommaire}}} {{I - Le projet ISS au coeur des débats du G7 : une foi effrénée dans le progrès et la coopération internationale}} {{II - Un projet dispendieux mais fécond pour la recherche et le développement}} {{Sources}} ----- {Le Programme de la Station spatiale internationale, qui est le programme civil de sciences et technologies le plus vaste jamais entrepris par les pays du G7, était motivé à l'origine par des facteurs politiques. Son objectif initial était de promouvoir la paix, la prospérité et l'utilisation pacifique de l'espace. Ses retombées socio-économiques ont pris de plus en plus d'importance à mesure du développement du projet. } {{I - Le projet ISS au coeur des débats du G7 : une foi effrénée dans le progrès et la coopération internationale}} Dès le sommet de Versailles en 1982, les pays du G7 affirment leur volonté de promouvoir le progrès technique qu'ils conçoivent comme un moyen de palier la crise : « Depuis cinq ans le progrès s'est accéléré. Les domaines nouveaux apparaissent sans limite : le temps, l'espace, la matière vivante ». L'exploration spatiale est alors perçue comme un moyen de multiplier les moyens de communication. C'est un message véritablement visionnaire sur l'importance de l'espace dans l'avenir qui ressort des diverses déclarations : « Dans dix ans, plusieurs centaines de satellites permettront de constituer des grilles complètes d'observation de la terre et de développer des systèmes de communications évolués. » Le but des pays du G7 est alors d'augmenter leur pouvoir sur l'espace pour mieux aborder un avenir qui serait commandé par la révolution technologique, condition indispensable à l'évolution des économies, des modes de vie, de pensée et des systèmes de référence. Le sommet de Williamsburg en 1983, encourage quant à lui le développement de la technologie de pointe, indispensable pour maintenir la croissance, l'emploi et le commerce. Le 2 janvier 1984, la NASA reçoit de Ronald Reagan, l'autorisation de mettre en chantier la station orbitale baptisée « Freedom ». Le programme initial évalue le coût à 8 milliards de dollars US et prévoit une livraison en 1992. Elle est conçue pour accueillir 8 astronautes. Dans la réalité, le premier élément ne sera pas lancé avant 1998 et il faudra encore attendre plusieurs années pour que le programme soit bouclé. En outre, Ronald Reagan n'imaginait certainement pas que la Russie deviendrait partie prenante de la construction et du financement. Ce projet est alors en totale harmonie avec la volonté du G7 d'accroître la coopération internationale en matière de recherche et de technologie. Dès le départ, la participation de l'Europe, du Japon et du Canada est sollicitée. Le G7 fait alors bon accueil aux réponses positives des Etats membres de l'Agence européenne de l'espace (ESA), du Canada et du Japon à l'invitation du président des Etats-Unis de coopérer au programme équipé par les Etats-Unis. Le sommet se fait l'écho des discussions sur la coopération intergouvernementale à l'étude et l'utilisation des stations spatiales équipées de manière permanente. Au sommet de Tokyo de 1986, le projet de station spatiale est de nouveau approuvé par les Chefs d'Etats et de gouvernements qui soulignent alors l'importance d'une coopération véritable et d'un échange approprié d'informations, d'expériences et de technologies entre les Etats participants. Les progrès faits par le programme américain de station spatiale habitée et par le programme autonome de l'Agence Spatiale Européenne (ESA) sont également salués et encouragés. Des accords sont conclus à cet effet en 1988 : les USA s'engagent à construire l'infrastructure principale alors que les Européens et les Japonais fourniront chacun un module pour la recherche scientifique et technologique. S'associent par la suite le Canada qui apporte son savoir faire en robotique de haute technologie et le Brésil qui, ayant signé un accord avec les USA en 1997, s'engage à fournir des éléments du module en échange d'un droit d'accès à la station. Le G7, quant à lui, réaffirme sa volonté de voir aboutir le projet au Sommet de Denver en 1997. A partir de là, le projet Freedom est présenté comme la plus grande entreprise de coopération internationale jamais instituée. Il doit s'agir d'un « centre de haute technologie » utilisé par des astronautes-chercheurs provenant de diverses nations. La station doit constituer le « pivot de l'exploration spatiale tout au long des prochaines décennies » et servir d'observatoire de la Terre et de l'Univers ainsi que de port par où transiteront les satellites et équipements de toute nature. Elle sera spécialisée dans les travaux scientifiques et le développement industriel. {{II - Un projet dispendieux mais fécond pour la recherche et le développement}} Toutefois, au fil des années, le programme a connu de nombreux bouleversements, consécutifs à une hausse successive des coûts de la portion américaine. En 1992, le Congrès américain s'apprêtait à « guillotiner » le projet à cause de nouveaux dépassements de coûts. En désespoir de cause, les promoteurs font appel aux Russes, qui se préparent à remplacer leur complexe orbital Mir. En janvier 1994, le président des Etats-Unis, Bill Clinton, demande à la NASA de concevoir et de construire une station orbitale habitée en permanence et invitait les pays alliés à se joindre à ce programme multilatéral visant à construire et à exploiter la Station spatiale internationale (ISS). En 1995, la Russie rejoint le programme dans le cadre d'une importante initiative politique visant à lui faire intégrer le monde économique occidental. C'est dans ce contexte que nait le projet de station hybride. Cette nouvelle station portera alors le nom de Station Spatiale Internationale : ISS. En 1997, le Congrès américain vote une extension de budget de 200 millions de dollars. Après bien des efforts, la navette américaine attache son premier module au module russe Zarya en décembre 1998. L'année 1999 est une année noire pour la coopération spatiale internationale : en effet, de nombreux problèmes retardent la mise en orbite du module de service. Fort heureusement l'année 2000 est placée sous le signe d'une première victoire pour le projet ISS. En novembre, la première équipe résidente composée de l'astronaute américain Bill Shepard et des cosmonautes russes Yuri Gidzenko et Sergei Krikalev rejoint la station. Dès lors le G7, devenu G8 entre temps, ne s'est pas désintéressé du projet, mais de nombreux problèmes techniques remettant sans cesse à une date ultérieure la fin des travaux font passer le projet au second plan. Le programme est certes onéreux et a même parfois été dispendieux. Mais si des fonds sont régulièrement débloqués, c'est que les pays croient en l'avenir de ce projet qui portera très certainement ses fruits en matière de recherche et développement. L'ISS est de plus le symbole qu'une véritable coopération internationale visant le progrès de la science pour un développement fécond de l'humanité est possible et donc que la vieille querelle spatiale issue de la Guerre Froide est révolue. C'est seulement depuis 2001 que les vrais travaux d'équipement de la station ont commencé avec l'installation d'un laboratoire de recherche, de panneaux solaires et de nombreuses sorties régulières dans l'espace freinés ponctuellement par des problèmes techniques.

{{Sources}} - [Centre de documentation de l'université de Toronto sur le G8->http://www.g8.utoronto.ca/] - [Discovery->http://www.discovery.com/]

 


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