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Sommet de Bonn, Allemagne, 16 - 17 juillet 1978
BENYAMINA Renan

vendredi 16 mai 2003


Sommet de Denver, Etats-Unis, 20-22 juin 1997
Sommet de Cologne, Allemagne, 18-20 juin 1999
Sommet de Birmingham, Royaume Uni, 15 - 17 mai 1998
Sommet de Londres, Royaume Uni, 7-9 juin 1984
Le Sommet de Williamsburg, Etat de Virginie, Etats-Unis, 28-31 mai 1983
Sommet de Gênes, Italie, 20-22 juillet 2001
Le sommet d’Okinawa, Japon, 20-22 juillet 2000
Sommet de Houston, Etats-Unis, 9-11 juillet 1990
Sommet de San Juan, Puerto Rico, Etats Unis, 27-28 juin 1976

{{{Sommaire}}} {{I. Croissance, emploi et inflation}} {{II . Energie}} {{III. Commerce}} {{IV. Relations avec les pays en voie de développement}} {{V. Politique monétaire internationale}} ----- Comme mentionné dans la déclaration des chefs d'Etat et de Gouvernement à l'issue du sommet, les participants au sommet du G7 à Bonn, les 16 et 17 juillet 1978, se sont mis d'accord sur une « stratégie globale couvrant la croissance, l'emploi et l'inflation, la politique monétaire internationale, l'énergie, le commerce et d'autres questions présentant une importance particulière pour les pays en voie de développement. » L'objectif étant de s'attaquer aux problèmes économiques fondamentaux dans un contexte de crise internationale. {{I. Croissance, emploi et inflation}} Ces trois soucis mis en exergue par les Etats du G7 étaient déjà au cœur des préoccupations économiques mondiales depuis le choc pétrolier de 1973. En effet, tout au long des années 70, la croissance de la productivité est supérieure à celle de la production ; l'économie devient donc une économie de sous-emploi. D'autre part, malgré la récession, les salaires continuent d'augmenter à un rythme supérieur à celui de la valeur ajoutée. Ces augmentations de salaires nourrissent l'inflation et limitent les investissements des entreprises. Dans ce contexte de crise, les chefs d'Etat et de Gouvernement du G7 entendent s'attaquer au chômage par des mesures propres à assurer la croissance et à développer les qualifications professionnelles. D'autre part est exprimée la volonté de poursuivre la lutte contre l'inflation ; l'objectif est donc d'améliorer la croissance sans ranimer l'inflation, afin de réduire les surplus et déficits de balances de paiement. document 3 Dans cette perspective est proposé un programme d'action différencié selon les pays en fonction de leurs situations respectives (ci-dessus). Il s'agit d'encourager la demande interne dans les pays qui ne souffrent ni d'un trop fort taux d'inflation, ni d'un déséquilibre de leur balance des paiements. Dans les pays où existent de fortes pressions inflationnistes, la priorité est donnée à la lutte contre ce phénomène. {{II . Energie}} Depuis le premier choc pétrolier, les membres du G7 s'engagent à réduire leur dépendance à l'égard du pétrole importé. Dans cette perspective, plusieurs constats sont tirés : - La communauté européenne a déjà établi un programme de réduction du taux de dépendance (à hauteur de 50% d'ici 1985). - Les Etats-Unis s'engagent à mettre en place avant la fin de l'année 1978 des mesures visant à réduire de 2,5 millions de barils par jour leurs importations de pétrole. Afin d'atteindre ce chiffre, les Etats-Unis prévoient la construction d'un fond de réserve stratégique d'un milliard de barils, la croissance de 2/3 de la production de charbon… - Les pays exportateurs de pétrole (OPEP) sont invités à poursuivre leur contribution à la stabilisation mondiale en matière d'énergie. Sur la base de ces remarques sont formulés quelques objectifs généraux : - L'accroissement des investissements publics et privés destinés à la production d'énergie doit être perçu comme une contribution essentielle à la reprise de la croissance économique. - Il paraît également indispensable de poursuivre le développement de l'énergie nucléaire. Cette option suppose la disparition des risques de prolifération nucléaire et la poursuite des études sur le cycle du combustible nucléaire (engagées depuis le sommet de Londres). - Le charbon doit jouer un rôle de plus en plus important. - Les recherches en matière énergétique doivent être menées de manière conjointe afin d'accélérer notamment le développement des énergies renouvelables. - La sécurité des populations et l'environnement doivent devenir un paramètre incontournable dans l'exploitation des sources d'énergie. - Les membres du G7 veilleront à l'intensification des programmes nationaux d'aide au développement dans le domaine de l'énergie. - La Banque Mondiale est invitée à adapter ses activités dans le domaine du développement énergétique ainsi qu'à étudier la possibilité de financer l'exploration des hydrocarbures. {{III. Commerce}} Deux axes principaux structurent l'action du G7 en matière de commerce : sa libéralisation (soutien à l'action du GATT) et l'intégration des pays en voie de développement (soutien à l'action de l'OCDE). Alors que la récession touche quasiment toute la planète et qu'un retour au protectionnisme est évoqué, le G7 affirme sa volonté de développer un système ouvert d'échanges internationaux. C'est pourquoi ses membres se réjouissent des négociations commerciales multilatérales du Tokyo Round à Genève. L'accent doit être mis sur les mesures non tarifaires ainsi que sur l'émergence de nouveaux mécanismes de consultation et de règlement des différends. Dans tous ces domaines, les pays du Sommet s'engagent à travailler encore plus étroitement avec les pays en développement et envisagent la possibilité d'un traitement spécial et différencié. Selon eux, les mesures protectionnistes nuisent à l'intégration de ces pays dans l'économie mondiale. Le G7 affirme sa volonté d'aider les secteurs en difficulté dans altérer la concurrence internationale ni les courants commerciaux. La coopération entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement dans le domaine des flux d'investissement privés sera encouragée. Les pays du sommet reconnaissent en outre la nécessité d'élargir l'accès de leurs marchés aux pays en voie de développement. {{IV. Relations avec les pays en voie de développement}} Les plus démunis d'entre eux pourront compter sur un accroissement de l'aide financière et d'autres ressources destinées à faciliter leur développement de la part des pays du G7. En témoigne le projet japonais de doubler l'aide publique au développement en trois ans. Le G7 soutient également les prêts à faible taux d'intérêt de la banque mondiale en faveur des pays les plus pauvres et s'engage à reconstituer les ressources de l'Association Internationale de Développement, afin qu'elle puisse augmenter le montant de ses prêts. V. Politique monétaire internationale L'objectif est ici d'obtenir la stabilité des changes pour encourager les investissements et la croissance. La solution proposée aux déséquilibres du marché des changes correspond à une meilleure surveillance des politiques monétaires nationales, à travers le FMI notamment. Bien entendu, comme chaque sommet du G7, celui de Bonn n'a abouti que sur des déclarations de principes et sur des objectifs, leur application dépendant de l'adhésion des parlements nationaux et opinions publiques à ces projets. A plusieurs reprises dans la déclaration des chefs d'Etat et de Gouvernement, il est question de diverses institutions internationales (FMI, GATT, OCDE, AID, Banque Mondiale, Communauté européenne), dont le concours est également indispensable à la réalisation des objectifs énumérés.

 


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