retour accueil WebDoc retour rubrique


Sommet d'Evian

Déclarations officielles

Documents officiels

Documents critiques

Travaux des étudiants

Sommet de Lyon

Base de données

Rechercher



Sommet de Birmingham, Royaume Uni, 15 - 17 mai 1998
BERGERON Laure

jeudi 15 mai 2003


Le sommet d’Okinawa, Japon, 20-22 juillet 2000
Sommet de Denver, Etats-Unis, 20-22 juin 1997
Sommet de Bonn, Allemagne, 16 - 17 juillet 1978
Sommet de Gênes, Italie, 20-22 juillet 2001
Sommet de Cologne, Allemagne, 18-20 juin 1999
Sommet de Houston, Etats-Unis, 9-11 juillet 1990
Sommet de San Juan, Puerto Rico, Etats Unis, 27-28 juin 1976
Sommet de Londres, Royaume Uni, 7-9 juin 1984
Le Sommet de Williamsburg, Etat de Virginie, Etats-Unis, 28-31 mai 1983

{{{Sommaire}}} {{I - Un sommet résolument axé sur l'économie}} {{II - Un sommet mondialiste}} {{III - Point sur les conflits dans le monde}} {{Bibliographie}} ----- Le sommet de Birmingham a été le premier sommet à s'appeler officiellement G8, la Russie étant depuis peu intégrée comme partenaire à part entière. En effet, à Denver l'année précédente, le sommet avait été rebaptisé « le Sommet des huit », mais s'appelait encore G7 (« +1 » était parfois accolé à cette dénomination). Etaient donc présentes les délégations du Royaume Uni, de l'Allemagne, du Japon, de la Fédération de Russie, d'Italie, du Canada, de France, des Etats-Unis et de l'Union Européenne, représentées par leur chef d'Etat ou de gouvernement (respectivement) Messieurs Tony Blair, Helmut Kohl, Ryutaro Hashimoto, Boris Eltsin, Romano Prodi, Jean Chrétien, Jacques Chirac, Bill Clinton et Jacques Santer (Président de la Commission Européenne). Ce sommet s'est déroulé dans un contexte international assez particulier qui a influé sur les discussions des représentants des pays membres. De nouvelles discussions ont en effet enrichi les principaux thèmes prévus pour le sommet. Quatre jours avant le début du sommet, l'Inde a procédé à des essais nucléaires, plongeant de nombreux pays dans la consternation et l'indignation. De plus, la situation économique en Asie s'était encore dégradée dans les mois précédant le sommet. Alors que la crise en Asie devait être un des sujets discutés, il est devenu avec la non-prolifération des armes nucléaires un des enjeux des débats de ce sommet, rejoignant l'emploi, la lutte contre la drogue et la criminalité internationale, la dette du Tiers Monde et la sécurité nucléaire en Ukraine à l'ordre du jour. {{I - Un sommet résolument axé sur l'économie}} La crise asiatique est au centre des débats et inquiète au plus haut point les économistes du monde entier. Ils se demandent comment redresser la situation sans que les effets ne soient catastrophiques aux quatre coins de la planète. La crise asiatique monopolise en effet l'attention du secteur économique depuis presque deux ans. Dès 1996, un an avant la crise, le FMI signale au gouvernement thaïlandais la fragilité du baht (monnaie nationale), sans succès. Le baht dévalue le 2 juillet 97. Ceci entraîne une série de crises monétaires (dévaluations), boursières et bancaires dans les pays de l'ASEAN (Association of South East Asian Nations), puis au Japon et en Corée. Fin 1997, la crise n'a pourtant pas donné tous ses effets. Elle se développe en 1998 avec une grave crise politico-économique de l'Indonésie et la crise de langueur du Japon. On notera en effet des affrontements violents entre la population et les autorités, faisant de nombreux morts. Les pays membres s'inquiètent d'ailleurs de la montée de violence dans le pays et en appellent à des réformes politiques rapides. C'est donc sur le fond de cette crise exceptionnelle que s'est ouvert le sommet de Birmingham, et les discussions prévues ayant trait à ce point ont largement dominé. Les chefs d'Etat et de gouvernements des pays du G8 (en comptant le Président de la Commission Européenne) ont éprouvé la nécessité de renforcer le système financier mondial face à cette crise. Il s'agit selon eux de parvenir au plus vite à une croissance non inflationniste durable, et ceci selon différents schémas suivant la situation interne de chaque pays. Ainsi, au sein des pays membres, alors que les Etats-Unis, le Canada et le Royaume-Uni continuent d'enregistrer une forte croissance et que la France, l'Allemagne et l'Italie renforcent leur croissance économique, le Japon a dû prendre de nombreuses mesures économiques pour redresser la situation menaçante. La crise asiatique est vue comme une sonnette d'alarme des effets néfastes de la mondialisation économique. Les Ministres des Finances des pays membres se sont concertés à ce sujet et ont émis plusieurs idées pour renforcer l'architecture financière mondiale : - accroître la transparence, notamment celle du FMI - aider les pays du monde entier à se préparer à la mondialisation des flux de capitaux - veiller à ce que le secteur privé assume la pleine responsabilité de ses décisions, afin de réduire l'aléa moral Les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres du G8 ont également rattaché cette actualité financière à un autre moment historique : la création de l'Union Monétaire Européenne (UEM) est vue comme un « plein succès qui contribuera à la santé de l'économie mondiales » Même si la crise asiatique a pu ralentir le processus, tous les pays membres se réjouissent de cette décision. {{II - Un sommet mondialiste}} La mondialisation et son processus sont au cœur des discussions de ce sommet et ce, sur différents plans, que ce soit comme nous avons pu le voir au plan purement financier (pour la gestion de la crise asiatique et pour la création de l'UEM) que sur le plan des relations internationales ou sur des questions d'environnement par exemple. Sur ce point là, on note un soutien au protocole de Kyoto visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, malgré la non-ratification de celui-ci par certains des pays membres. L'environnement, c'est également un enjeu majeur au niveau de la sûreté nucléaire. Avec la venue de la Russie dans les pays membres s'ouvrent de nouvelles perspectives dans ce domaine, puisque la Fédération sera amenée à terme à travailler pleinement avec les groupes déjà constitués pour assurer la sûreté des installations énergétiques nucléaires des pays membres. La mondialisation passe aussi, et les pays membres le reconnaissent aisément dans leurs déclarations, par une meilleure coopération avec les pays les moins développés, et souvent les plus endettés. Afin de réduire les écarts qui augmentent inlassablement entre les pays les plus riches et les pays les moins riches, les pays membres soutiennent les actions d'institutions telles que la Banque Mondiale ou des donateurs bilatéraux pour augmenter considérablement les potentialités des pays aidés, que ce soit en matière d'éducation, de formation, d'économie… L'aide aux pays les plus endettés passe également par un allégement de leur dette possible sous certaines conditions, et les pays membres expriment leur souhait de voir le nombre de pays candidats à cet allégement augmenter. C'est sans compter sur les manifestations qui auront lieu tout au long du sommet, en marge de celui-ci, pour demander la suppression pure et simple de la dette des pays du Tiers-Monde (une marche silencieuse ainsi qu'une chaîne humaine seront organisées autour de la ville) A différents niveaux, ce développement des relations internationales doit se baser sur une économie interne solide et c'est pourquoi les pays membres ont également discuté des politiques de l'emploi et leurs effets sur l'économie de chacun d'entre eux au niveau national et international. Ces actions s'appuient sur les principes évoqués par la Conférence de Londres (« Croissance, employabilité et insertion », février 1998) Les pays membres insistent enfin sur le fait que cette coopération inter-étatique passe également par un contrôle et une lutte contre la drogue et la criminalité supranationale. Ils reconnaissent qu'un des effets de la mondialisation a été la montée en puissance de groupes criminels revêtant des formes multiples : trafiquants en tout genre, fraudeurs, hackers etc. Ils soutiennent pour cela les actions entreprises par les Nations Unies, notamment, dans le but de rédiger une convention contre la criminalité transnationale organisée, mais aussi les travaux du Groupe de Lyon (créé en 1996 lors du sommet dans la ville) du G8 qui visent à établir quarante recommandations sur la criminalité transnationale organisée. {{III - Point sur les conflits dans le monde}} Dans leur Déclaration régionale, les pays membres dressent en fait un bilan des conflits actuels. Ils reviennent tout d'abord sur les violences aux Kosovo et les relations chaotiques avec la République Fédérale de Yougoslavie. Il s'agit d'accorder un crédit à tout processus de négociation pacifique engagé, comme par exemple la rencontre prévue pour le 15 mai 1998 entre le Président Milosevic et le Dr Rugova. Cet appel au calme et à la détente se poursuit dans la mise en œuvre du processus de paix en Bosnie-Herzégovine, en Irlande du Nord et au Proche Orient. Enfin, suite aux essais nucléaires très récents de l'Inde, la déclaration régionale s'est vue enrichie d'un paragraphe condamnant ces essais au nom du Traité de non-prolifération et du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires.

{{Bibliographie}} http://birmingham.g8summit.gov.uk

 


Page de Bienvenue IEP

Les documents sont publiés par le Service de Documentation de l'Institut d'Etudes Politiques de Lyon (I.E.P).
La reproduction est autorisée sauf à des fins commerciales et sous réserve de la mention d'origine.
© Institut d'Etudes Politiques de Lyon
Pour tout renseignement complémentaire, contactez-nous. plan du serveur G7/G8
http://g7.sciencespo-lyon.fr