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Sommet de Houston, Etats-Unis, 9-11 juillet 1990
BRILLANT Marie

lundi 12 mai 2003


Le Sommet de Williamsburg, Etat de Virginie, Etats-Unis, 28-31 mai 1983
Le sommet d’Okinawa, Japon, 20-22 juillet 2000
Sommet de Cologne, Allemagne, 18-20 juin 1999
Sommet de Bonn, Allemagne, 16 - 17 juillet 1978
Sommet de Denver, Etats-Unis, 20-22 juin 1997
Sommet de San Juan, Puerto Rico, Etats Unis, 27-28 juin 1976
Sommet de Birmingham, Royaume Uni, 15 - 17 mai 1998
Sommet de Gênes, Italie, 20-22 juillet 2001
Sommet de Londres, Royaume Uni, 7-9 juin 1984

{{{Sommaire}}} {{Contexte international}} {{Une ère de liberté et de prospérité}} {{La question de l'aide à l'URSS}} {{Environnement}} ------- {{Contexte international}} {« Nous, chefs d'Etat et de Gouvernement des sept grandes démocraties industrialisées et Président de la Commission des Communautés européennes, réunis à Houston pour notre Sommet économique annuel, célébrons la renaissance de la démocratie dans la majeure partie du monde[…] Ces événements proclament avec éclat les droits inaliénables de l'homme : lorsque les hommes sont libres de choisir, ils choisissent la liberté. »} Le sommet du G7 de l'année 1990 s'inscrit dans un contexte international inédit : huit mois après la chute du mur de Berlin les chefs d'Etats et de gouvernements des sept pays les plus industrialisés se sont réunis à Houston pendant trois jours pour redéfinir leurs grandes orientations économiques et monétaires. Cette réunion annuelle prend une dimension d'autant plus symbolique qu'elle se tient aux Etats-Unis, grand vainqueur de cet affrontement du libéralisme et du socialisme de ces 40 dernières années. L'effondrement du bloc de l'Est suite à la réunification de l'Allemagne est l'occasion pour le G7 de réaffirmer ses principes économiques libéraux. Ce nouvel ordre mondial donne aux puissances occidentales une autorité nouvelle quasi monopolistique et au G7 un pouvoir de décision incontesté en matière d'économie mondiale. Ce sommet de 1990 est donc placé sous le signe de la victoire de l'idéologie libérale. {{Une ère de liberté et de prospérité}} {« Nous sommes conscients du fait que la liberté et la prospérité économique sont étroitement liées et se renforcent mutuellement. Une prospérité économique durable dépend de l'impulsion donnée par la concurrence et l'encouragement de l'esprit d'entreprise, de mesures stimulant l'initiative et l'innovation individuelles, d'une main-d'oeuvre qualifiée et motivée dont les droits fondamentaux sont protégés, de systèmes monétaires solides, d'un système des échanges et des paiements internationaux ouvert et d'un environnement sauvegardé pour les générations futures. » } La déclaration politique finale replace la démocratie au cœur du débat, démocratie définie comme liberté et prospérité économique en opposition au socialisme du bloc de l'Est. Les trois thèmes autour desquels s'organise la rencontre sont les suivants : - Réformes des politiques agricoles - Aide économique à l'URSS - Environnement {{Le système commercial international et les réformes agricoles}} « Le système de commerce international ouvert est vital pour la prospérité économique. Un renforcement de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) est essentiel pour fournir un cadre stable à l'expansion des échanges et à la plus complète intégration de l'Europe Centrale et Orientale et des pays en développement dans l'économie mondiale. Nous rejetons le protectionnisme sous toutes ses formes. » {« En ce qui concerne l'agriculture, réaliser l'objectif à long terme de la réforme des politiques agricoles est essentiel pour permettre une plus grande libéralisation des échanges de produits agricoles » « La réalisation de cet objectif exigera que chacun de nous opère des réductions substantielles et progressives des soutiens et des protections de l'agriculture - incluant les régimes internes, l'accès aux marchés et les subventions à l'exportation et établisse des règles concernant les mesures sanitaires et phytosanitaires. La diversité selon les pays des mécanismes de soutien agricole est le reflet des différences qui existent entre les conditions économiques et sociales de l'agriculture. Les négociations sur l'agriculture devraient donc être conduites dans un cadre, qui inclut un instrument de mesure commun, qui prévoit que tous les pays prennent équitablement des engagements, et qui tient compte des préoccupations de sécurité alimentaire. Le cadre devrait contenir des assurances spécifiques et cohérentes entre elles selon lesquelles, par un recours adéquat à la mesure commune aussi bien qu'à d'autres moyens, les pays participants réduiraient non seulement les soutiens internes mais aussi les subventions à l'exportation et les protections à l'importation. »} Le débat agricole né au cours de l'Uruguay Round (négociations commerciales engagées dès 1986 à Punta Del Este dans le cadre du GATT pour raffermir le système multilatéral d'échanges) se poursuit à Houston. Le président Bush suit la ligne de son administration qui s'était à cette occasion prononcée violemment contre la PAC. Le précédent d'une première attaque frontale lors de la rencontre ministérielle de l'OCDE annonce le climat de tension du sommet de Houston sur ce dossier. Les Etats-Unis comptent contraindre la Communauté européenne à éliminer définitivement les subventions qu'elle accorde pour exporter les excédents agricoles vers des pays tiers. Cette mise en garde illustre au plus haut niveau le décalage entre le souci proclamé d'un dialogue politique et l'attention acrimonieuse portée à la gestion des affaires courantes. Un rapprochement des positions paraît difficile. La Communauté dont les exportations céréales ont considérablement augmenté au cours des années 80 ne peut tout simplement pas accepter un règlement qui donnerait la priorité à l'élimination des subventions à l'exportation et inclurait des engagements spécifiques portant sur les volumes exportés, les parts de marché ou le montant des subventions. Elle plaide pour une réduction globale du soutien qui prendrait en compte la diversité des structures agricoles aux Etats Unis et dans la Communauté. {{La question de l'aide à l'URSS}} {« Nous saluons les efforts en cours en Union Soviétique pour libéraliser et créer une société soviétique plus ouverte, démocratique et pluraliste et pour l'orienter vers une économie de marché. Ces mesures méritent notre soutien.» « Nous avons tous commencé, individuellement et collectivement, à aider ces efforts de réforme. Nous estimons tous qu'une assistance technique doit être fournie maintenant pour aider l'Union Soviétique à s'orienter vers une économie de marché et à mobiliser ses propres ressources. Certains pays sont déjà en. position d'accorder des crédits financiers très importants ». « Nous sommes également convenus que, si l'URSS prenait d'autres décisions pour avancer de manière plus nette dans la voie d'une économie de marché, pour transférer de manière substantielle les ressources affectées au secteur militaire et ne plus soutenir les pays qui favorisent des conflits régionaux, les perspectives d'une aide économique significative et soutenue seraient accrues » « Nous avons pris note de la décision prise par le Conseil Européen à Dublin le 26 juin. Nous sommes convenus de demander au FMI, à la Banque Mondiale, à l'OCDE et au Président désigné de la BERD d'entreprendre en étroite consultation avec la Commission des Communautés Européennes une étude détaillée de l'économie soviétique, de faire des recommandations en vue des réformes et d'établir les critères selon lesquels l'aide économique occidentale pourrait appuyer ces réformes de manière efficace. Ce travail devrait être terminé d'ici à la fin de l'année et sera entrepris à l'invitation du FMI. » } Cet ordre du jour est une réponse directe à la lettre adressée par le président Gorbatchev aux Sept pour leur demander crédits et capitaux, témoin de la situation économique catastrophique où est plongée l'URSS. Décision surprenante des pays capitalistes au moment où Gorbatchev se voit reconduit à la tête d'un parti qui continue de proclamer sa fidélité à Marx, Engels et Lénine. La bonnes volonté des puissances occidentales envers les derniers pays déclarés socialistes (la question de l'aide à la Chine aussi est abordée) cache des intérêts différents : entre une Allemagne prête à payer le prix fort pour son unité et une Amérique soucieuse des armes nucléaires de l'URSS et de son aide à Cuba ; entre l'hostilité du Japon pour l'URSS qui occupe ses territoires du Nord et M. Mitterand qui se prononce pour aide aussi inconditionnelle que massive pour l'URSS les intérêts sont contradictoires. {{Environnement}} {« Nous sommes déterminés à prendre des mesures pour étendre les forêts, tout en protégeant celles qui existent déjà et en reconnaissant le droit souverain de tous les pays à utiliser leurs ressources naturelles. » « Nous convenons que compte tenu des menaces de dommages irréversibles pour l'environnement, l'absence de certitude scientifique complète n'est pas une excuse pour ajourner des actions qui se justifient par elles-mêmes. Nous reconnaissons que des économies de marché fortes et en pleine croissance constituent le meilleur moyen d'assurer avec succès la protection de l'environnement. »} Le dossier environnement aussi est abordé de façon assez allusive par le G7. On retiendra que le président Bush ne semble pas pressé de participer à d'ambitieux programmes collectifs de défense de l'environnement. Tout en reconnaissant la gravité de l'enjeu, les Etats-Unis estiment que sur les grands thèmes du jour (effet de serre, couche d'ozone) il convient d'abord de s'informer, d'aboutir à une évaluation plus précise de la situation avant d'arrêter une stratégie commune. Le G7 se prononce aussi sur les questions de la dette et des pays en développement ainsi que sur la question de la lutte contre la drogue.

 


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