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Sommet de Londres, Royaume Uni, 7-9 juin 1984
YANEZ Caroline

lundi 12 mai 2003


Sommet de Bonn, Allemagne, 16 - 17 juillet 1978
Sommet de Gênes, Italie, 20-22 juillet 2001
Sommet de Houston, Etats-Unis, 9-11 juillet 1990
Sommet de San Juan, Puerto Rico, Etats Unis, 27-28 juin 1976
Le sommet d’Okinawa, Japon, 20-22 juillet 2000
Sommet de Denver, Etats-Unis, 20-22 juin 1997
Sommet de Birmingham, Royaume Uni, 15 - 17 mai 1998
Sommet de Cologne, Allemagne, 18-20 juin 1999
Le Sommet de Williamsburg, Etat de Virginie, Etats-Unis, 28-31 mai 1983

{{{Sommaire}}} {{I - Délégations présentes}} {{II - Contexte international}} {{III - Enjeux du sommet}} {{Déclaration économique}} {{Déclaration politique internationale}} {{Bibliographie}} ------ Les chefs d'Etat et de Gouvernement des sept pays industrialisés et le président de la Commission des Communautés Européennes se sont réunis les 7, 8 et 9 juin 1984 à Londres, sur l'invitation de Mme Thatcher, pour le 10e sommet économique annuel. Les membres du G7 ont tenu à réaffirmer au cours de ce sommet les valeurs démocratiques, les droits et les libertés du citoyen ainsi que le principe de démocratie. Ils ont ainsi adopté une « déclaration sur les valeurs démocratiques ». Les débats ont essentiellement porté sur le problème de la dette des pays en voie de développement. Car en 1984, l'enjeu principal est la nouvelle Révolution Industrielle, avec tous les enjeux secondaires qu'elle implique, et notamment une meilleure justice sociale. Dans cette perspective, le G7 a souligné l'importance d'une entente étroite entre les pays pour renforcer la stabilité politique et la croissance économique. En parallèle, les pays du G7 ont rejeté le recours à la force pour le règlement des conflits et préconisé le dialogue et la négociation. {{I - Délégations présentes }} {Canada }: - Pierre Elliot Trudeau, Premier Ministre - Allan J. MacEachen, Secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères - Marc Lalonde, Ministre des Finances - Sylvia Ostry, Sherpa {France : } - François Mitterrand, Président de la République - Claude Cheysson, Ministre des Affaires Etrangères - Jacques Delors, Ministre de l'Economie et des Finances - Jacques Attali, Sherpa {République Fédérale d'Allemagne : } - Helmut Kohl, Chancelier - Hans-Dietrich Genscher, Ministre des Affaires Etrangères - Gerhard Stoltenberg, Ministre des Finances - Otto Lambsdorff, Ministre de l'Economie - Hans Tietmeyer, Sherpa {Italie :} - Bettino Craxi, Président du Conseil des Ministres - Giulio Andreotti, Ministre des Affaires Etrangères - Giovanni Goria, Ministre des Finances - Renato Ruggiero, Sherpa {Japon :} - Yasuhiro Nakasone, Premier Ministre - Shintaro Abe, Ministre des Affaires Etrangères - Noboru Takeshita, Ministre des Finances - Moriyuki Motono, Sherpa {Royaume Uni : } - Margaret Thatcher, Premier Ministre - Geoffrey Howe, Secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères et au Commonwealth - Nigel Lawson, Ministre des Finances - Robert Armstrong, Sherpa {Etats-Unis :} - Ronald Reagan, Président - George P. Shultz, Secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères - Donald Regan, Secrétaire d'Etat aux Finances - W. Allen Wallis, Sherpa {Communauté des Etats européens :} - Gaston Thorn, Président de la Commission - François Xavier Ortoli, Vice-Président de la Commission - Jean Durieux, Sherpa {{II - Contexte international }} Des éléments du contexte international en 1984 sont à prendre en considération pour une meilleure compréhension du sommet. -* Sept pays d'Amérique Latine avaient demandé aux membres du G7 d'étudier le problème de la dette du Tiers-Monde lors du sommet. L'année 1983, selon la Commission économique pour l'Amérique Latine, avait « été pour la région dans son ensemble la plus mauvaise de ce demi-siècle ». La dette extérieure accumulée représente en 1983, 310 milliards de dollars. -* La question de la reprise du dialogue sur les euromissiles entre l'Est et l'Ouest est abordé lors du sommet : en janvier 84, Iouri Andropov, dirigeant soviétique, continue à critiquer la politique des Etats-Unis qu'il juge « agressive », mais cependant, il ne rejette pas les appels du Président Reagan, qui souhaite « une coopération constructive » et une consultation sur le sujet. -* Autre point abordé, celui de la conquête spatiale : en effet le 25 janvier 84, les Etats-Unis annoncent un projet de construction d'une « station spatiale habitée en permanence ». -* Le conflit Iran/Irak : la nuit du 15 au 16 février 84, l'Iran lance la première étape de la cinquième phase de l'offensive Aurore débutée au printemps 1983. -* Terrorisme international : en 1984, on note un regain du terrorisme au Pays Basque, un attentat au Tchad contre un avion de ligne français (attribué au colonel Kadhafi) et des attentats de terroristes palestiniens en Israël. {{III - Enjeux du sommet }} {{Déclaration économique }} Le G7 a conclu sur un bilan économique positif, cependant, un travail pour une meilleure redistribution est à faire : il faut faire profiter de la croissance à tous. Les pays membres ont aussi insisté sur la nécessité de poursuivre la réduction de l'inflation et maintenir la politique budgétaire. Limiter la dépense publique reste donc un enjeu important, et le rôle de l'OCDE a ainsi été réaffirmé. La lutte contre le chômage est une autre priorité, et dans cette perspective, les pays du G7 ont préconisé une politique de création d'emplois et une suppression des rigidités sur le marché du travail. Ils ont ainsi affirmé leur soutien à un développement du système commercial international et une libéralisation des marchés de capitaux (à travers le programme du GATT fixé en 1982). Autre enjeu économique, le G7 a réitéré son attachement à une coopération entre les pays industrialisés et ceux en développement : un programme d'action pour l'Afrique a ainsi été préparé par la Banque Mondiale. La question de la dette des pays en voie de développement a aussi évoquée. Le G7 a réaffirmé le rôle important du FMI. Il faut poursuivre une politique de taux d'intérêt plus bas afin de permettre au système financier international de faire face aux problèmes qui peuvent se présenter. Le G7 a aussi souligné qu'il était conscient de la nécessité de prendre en compte les problèmes d'environnement dans le développement économique : il a ainsi préconisé une coopération internationale entre les divers ministères responsables en ce domaine. Une recherche des causes, effets et moyens de limiter la pollution de l'air, du sol et l'eau est à prévoir : un groupe de travail rendra donc son rapport sur ce sujet le 31 décembre 1984. Enfin, le G7 a réaffirmé la poursuite des recherches dans le domaine aérospatial : les études menées sur les stations spatiales habitées sont donc à poursuivre. Tout comme l'étude sur la proposition des Etats-Unis d'une participation internationale au développement d'une nouvelle station. {{Déclaration politique internationale }} Concernant les relations Est-Ouest, les pays du G7 ont affirmé la poursuite d'une recherche de coopération sur le long terme avec l'Union Soviétique et ses alliés. Leur but reste la sécurité, et c'est dans cette perspective que le G7 préconise une reprise des négociations sur le contrôle d'armement (négociations suspendues au moment du sommet). Les pays du G7 ont ainsi souligné la nécessité d'une coopération de l'Est et de l'Ouest dans ce domaine, ainsi que la nécessité d'accords sur un principe de non-usage de la force, et ce, dans l'objectif de préservation de la paix, d'un renforcement de la sécurité, d'une réduction du risque de guerre, et d'une amélioration dans la gestion des armes nucléaires. Autre enjeu de politique internationale : le terrorisme. Les pays du G7 ont fait un bilan du plan et des mesures de sécurité face au terrorisme international. Le bilan est positif, il faut continuer dans ce sens, et aussi travailler à un renforcement de la coopération entre les pays. Notamment entre les services de police des différents pays, afin de rendre l'échange de renseignements et données plus facile. Enfin, les pays du G7 ont évoqué la question du conflit Iran/Irak. Le G7 se positionne en faveur d'un arrêt du combat entre les deux camps, ainsi qu'un arrêt des attaques contre les navires d'autres pays, et ce, en vertu du principe de la liberté de navigation. Le G7 a ainsi préconisé un règlement pacifiste du conflit, et a affirmé son soutien au Secrétaire des Nations Unies dans cette perspective.

{{Bibliographie }} - Encyclopaedia Universalis, 1985 - Etat du Monde 1984, Ed. La découverte

 


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